Dédommagement des familles des victimes du cargo «Amira I» : Les avocats demandent la révision à la hausse des indemnités….





Les avocats des ayants droit des victimes du cargo naufragé «Amira I» envisagent de faire appel afin de demander la révision des indemnités décidées par la deuxième chambre civile du tribunal de première instance de Tunis au profit des familles des dix-neuf victimes tunisiennes du naufrage. Tunis-Le Quotidien Nouveaux rebondissements dans l’affaire du dédommagement des ayants droit des victimes tunisiennes du naufrage du cargo «Amira I» perdu au large de la mer Noire en 2003. Les avocats des familles des victimes envisagent de recourir à la cour d’appel dans le but de confirmer le jugement prononcé par le tribunal de première instance, lundi dernier, sur le plan du principe et de demander la révision à la hausse des indemnités décidées en faveur des ayants droit des victimes. «Nous allons confirmer le jugement sur le principe car la compétence des tribunaux tunisiens a été reconnue en plus du fait que nous avons obtenu gain de cause. Toujours est-il que les indemnités proposées aux familles des victimes sont en-deçà des normes internationales», précise Me Lotfi Chemli, l’un des avocats des ayants droit des victimes. Me Chemli affirme également que les montants des indemnités, qui varient entre 50 mille et plus de 150 mille dinars, «ne constituent pas une réparation équitable du préjudice matériel et moral subi par les familles des victimes». Les indemnités fixées par le tribunal de première instance de Tunis sont, selon Me Chemli, presque identiques à celles versées pour les victimes des accidents de circulation ordinaire. Et Me Chemli d’ajouter : «Nous réclamons des indemnités variant entre 250 et 300 mille dinars par famille au moins. Si les victimes étaient des blonds aux yeux bleus, les montants auraient été plus élevés». Les avocats des victimes qui avaient procédé, rappelons-le à une saisie conservatoire de la prime d’assurance versée par le Groupe des Assurances de Tunisie (GAT) admettent toutefois que les montants des indemnités devraient varier selon le revenu des victimes, la taille des familles des victimes et la situation sociale de ces familles. Décidément, l’épilogue de l’affaire du cargo «Amira I» qui constitue un cas de jurisprudence pour les tribunaux tunisiens ne sera pas pour demain. Reste, désormais, à savoir la position des ayants droit des victimes dont certains pourraient accepter les indemnités décidées par le tribunal de première instance... Walid KHEFIFI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com