Nucléaire/ Téhéran souffle le chaud et le froid





Le Quotidien-Agences Un proche conseiller du guide suprême a dit hier ne craindre ni le Conseil de sécurité de l’ONU ni un embargo pétrolier qui sanctionnerait les activités nucléaires iraniennes mais porterait le prix du baril à plus de 100 dollars selon lui. L’Iran a continué hier à souffler le chaud et le froid : le porte-parole du gouvernement Abdollah Ramezanzadeh s’est dit «optimiste» sur le fait que les négociations en cours avec les trois grands Européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne) aboutiront à un accord et que la république islamique échappe au Conseil de sécurité. A contrario, l’Hodjatoleslam Ali Akbar Nateq-Nouri, un des trois plus proches conseillers de l’ayatollah Ali Khameneï, a jugé «ridicules» certaines des récentes propositions des Européens pour convaincre l’Iran de renoncer à enrichir l’uranium. L’envoi du dossier devant «le Conseil de sécurité ne nous fait pas peur, puisque nos positions sont raisonnables, justes et conformes au traité de non prolifération et à la loi internationale», a dit le religieux au quotidien anglophone «Iran News». Interrogé sur l’éventualité d’un embargo qu’imposerait le Conseil de sécurité sur les exportations de pétrole iraniennes, l’ancien président du parlement et candidat malheureux des conservateurs à la présidentielle de 1997 a répondu : «les grands perdants, ce ne seraient pas nous, mais eux. Qu’un embargo pétrolier soit imposé à l’Iran et le prix du baril dépassera les 100 dollars, avec le danger d’une paralysie de l’économie occidentale».«Empêcher le deuxième producteur de l’OPEP de vendre son pétrole sur le marché international serait un désastre pour tous les pays consommateurs», a-t-il mis en garde.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com