Sous le signe de la prudence : Allaoui à la table des Européens





Les dirigeants européens, au pied du mur pour préparer leur engagement en faveur de la reconstruction de l’Irak, reçoivent demain à Bruxelles le Premier ministre Iyad Allaoui pour leur première rencontre au sommet. Le Quotidien - Agences La réunion UE - Allaoui dans le sillage de l’élection présidentielle américaine, ne devrait pas déboucher sur un changement substantiel de la politique de l’UE, tant les Européens font preuve de la plus grande prudence, soulignent des diplomates. En outre, les tensions récurrentes notamment entre Allaoui et la France - il a accusé Paris de “vivre dans le passé” - ne sont pas de bon augure, même si elles ne sont pas de nature à remettre en cause la volonté d’aider à la reconstruction de l’Irak que chacun appelle de ses vœux, selon ces sources. C’est la première fois que le Premier ministre irakien s’entretient directement avec les dirigeants de l’UE. La rencontre est centrée autour d’un déjeuner de travail demain. “Je vais m’entretenir (avec les dirigeants européens) de la conférence sur l’Irak prévue en Egypte et de la dette irakienne”, a déclaré Allaoui, en référence à la conférence sur l’Irak prévu les 22 et 23 novembre à Charm El-Cheikh, en Egypte. Avant de s’entretenir avec l’UE, Allaoui doit se rendre demain matin au siège de l’OTAN à Bruxelles où il sera question de la mission balbutiante de formation lancée par l’Alliance en faveur des forces de sécurité de ce pays. Depuis l’arrivée au pouvoir fin juin du gouvernement irakien intérimaire de Allaoui, l’UE a multiplié les promesses de soutien en faveur de l’Irak mais s’est montrée incapable d’arrêter une stratégie claire. Réunis avant-hier à Bruxelles, les chefs de la diplomatie de l'UE ont balisé le terrain pour les chefs d’Etat et de gouvernement en finalisant un “paquet” de mesures dans la perspective notamment des élections irakiennes prévues en janvier prochain. “En tant qu’Union européenne, nous devrions dire clairement que nous sommes à nouveau unis et que nous avons des mesures à offrir”, a plaidé Bernard Bot, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, dont le pays présidé l’UE. Les dirigeants de l’UE devraient ainsi réitérer leur soutien au gouvernement irakien et à la tenue des élections de janvier, condition sine qua non d’une implication plus forte de l’Union.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com