Les vêtements de l’Aïd : Les jeunes décrochent…!





Ils ne sont plus enfants, pourtant ils continuent à prendre l’argent qu’il faut auprès de leurs parents pour acheter les vêtements de l’Aïd. Même s’ils ne les mettent pas le jour “J”, l’essentiel c’est de les avoir. Tunis-Le Quotidien “L’Aïd d’El Fitr” est la fête des petits par excellence. Ils sentent le neuf des pieds jusqu’à la tête. Mais quand on a des enfants, ils maintiennent pour la plupart la tradition de l’Aïd jusqu’au jour où ils entrent dans la vie professionnelle. Et encore, certains réclament ce droit auprès de leurs parents, même étant mariés. En tout cas, pour les jeunes, les vêtements de l’Aïd, c’est une affaire strictement personnelle. Hanène Z. n’achète rien avant cette fête. C’est après qu’elle fait son shopping. “Je fais le tour des boutiques à tête reposée loin de l’encombrement”. Elle affirme qu’elle n’est plus obligée de s’habiller tout neuf le jour même de l’Aïd. “Ce n’est pas une question d’âge, mais ce sont plutôt les enfants qui doivent être assidus à cette fête. Quant à nous, nous achetons des vêtements à longueur d’année”, dit-elle. Pour ce qui est du choix dans les boutiques et du rapport qualité-prix, cette étudiante pense qu’il suffit de prendre son temps et de bien voir les magasins. Oussama El Ouji est un fidèle de l’Aïd. Il achète d’ailleurs tout ce qu’il faut pour une tenue: pull, pantalon et chaussures. Et c’est le sportswear qui l’emporte “mais je ne porte rien le jour “J”, dit-il. Au fait, c’est pour éviter les commentaires. ceci ne l’empêche pas de sortir avec sa famille. Pour l'instant, Oussama n’a pas encore choisi sa tenue. “Il y a un bon choix et chacun peut décider selon ses moyens”. Juste à côté de lui, son copain Nabil Seddik, regarde la vitrine d’une boutique d’articles de sport. En jean-baskets, il essaie de trouver un pull: “Je n’achète pas à chaque Aïd” avoue Nabil. Cet élève en troisième année secondaire dépend de l’argent que lui donne son père. Pour cette année “je vais acheter un pull. Pour le reste j’ai tout pris depuis l’été”. Salah Ben Salem et Hatem Ben Trad ont respectivement 25 et 24 ans. Ils sont amis. Mais le premier ne renonce pas à la tenue de cette fête, alors que le second le faisait avant et plus maintenant. “Malgré le choix, c’est un peu cher par rapport à la qualité”, pense Salah qui ne met les fringues qu’il achète que le lendemain de la fête. Hatem qui n’est pas concerné par ce shopping estime aussi que “la qualité n’est pas donnée” et que le budget est le maître de cette situation. Pour sa part Malek Amri prend chaque année de l’argent auprès de ses parents et “c’est l'essentiel” à son avis. Ensuite, elle fait le tour des magasins à la dernière minute. “Parfois, je garde l’argent et j’achète après l’Aïd. C’est moins cher que pendant la fête”. En fonction du budget qu’elle a, Malek finit par privilégier les vêtements au détriment des chaussures quand la somme ne suffit pas pour tout avoir. Finalement, les jeunes sont fidèles à la tradition de l’Aïd. Même si certains font exception, le reste prend l’argent et en fait ce que bon lui semble. M.K.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com