Jouets de l’Aïd : Valse des prix… et de la qualité !





A quelques jours de l’Aïd, les boutiques spécialisées aux vitrines bien garnies et les marchands ambulants installés au niveau des artères commerçantes de la capitale envoûtent les titis en offrant une vaste gamme de jouets. Côté prix, ce n’est pas toujours un jeu d’enfant pour les parents pris en sandwich entre les exigences de leurs mômes et les capacités du budget familial… Tunis - Le Quotidien Aux yeux innocents des enfants, les jouets de l’Aïd sont incontournables d’autant plus qu’ils représentent un signe d’affection de la part des parents outre le fait qu’ils leur permettent de développer leurs capacités manuelles et mentales. En matière de jouets aussi on parle désormais du «in» et du «out» ! Ainsi le ballon, les vieilles toupies, les poupées et les billes sont devenus désormais vieux jeu. C’est plutôt, la tendance «électrique» qui l’emporte. Les commerçants ont, de ce fait, remis leurs pendules à l’heure. Dans les boutiques spécialisées, et dans les rayons réservés aux jouets dans les grandes surfaces, on trouve une large gamme de jouets «in». Les circuits-voitures électroniques, les hélicoptères, chars et trains à commande sans fil semblent émerveiller les titis. «Les enfants savent ce qu’ils veulent. Et ce sont souvent les héros des dessins animés qui sont les plus prisés par les enfants. Après les fameux Pokémon, c’est le «Spice 2» qui influe sur le choix de l’enfant en dépit du fait que le Mickey-Mouse, Zoro et Batman survivent toujours aux nouveaux héros», précise Mme Jalila, la tenancière d’une boutique de jouets sise à l’avenue de la Liberté. Et d’ajouter que «les jouets les plus coûteux sont notamment les voitures électriques proposées souvent à plus de 50 dinars, le «baby-foot» qui se vend à plus de 120 dinars et les grandes motos dont les prix s’élèvent à 300 dinars. Ces articles proviennent des pays de l’Union européenne tout comme les vraies barbies proposées à partir de 60 dinars et les grandes peluches dont les prix varient d’une dizaine à plusieurs dizaines de dinars. La Chine sauve les meubles… Mme Thoraya, vendeuse dans le rayon réservé aux jouets au niveau d’une grande surface estime que les prix de la majorité des articles proposés sont «à la portée des bourses moyennes, exception faite de certains articles appartenant à la gamme de jouets électroniques tels que les baby-foot, les vélos, les play-station». Force est de constater toutefois qu’au niveau des boutiques, des grandes surfaces et surtout dans le circuit parallèle, les articles les moins chers sont souvent fabriqués en Chine ou à Taïwan. «C’est tout à fait normal puisque c’est la qualité qui détermine le prix», affirme Mme Thoraya. Du côté de la Rue des Salines et de la rue Charles de Gaulle, les jouets proposés sont notamment les pistolets en plastique qui se vendent à deux dinars, les ballons proposés à 3D, les fameux pétards qui échappent toujours on ne sait par quel moyen au contrôle douanier et bien d’autres jouets qui n’obéissent pas aux critères de sécurité. Toujours est-il que les petites bourses trouvent leur compte dans le circuit parallèle. «C’est une aubaine. Il suffit d’acheter une poupée pour la fille et un pistolet pour le garçon à sept dinars au lieu de casquer plusieurs dizaines de dinars pour des jouets dont la durée de vie ne dépasse pas quelques jours», souligne un père de famille en indiquant que l’essentiel est de «savoir dessiner un sourire sur les lèvres de l’enfant»… Walid Khéfifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com