Malgré les rumeurs sur la mort de Arafat : Chaâth maintient l’espoir





• Une délégation palestinienne au chevet du raïs Des informations confuses se sont succédé hier sur l’état de santé du président palestinien, Yasser Arafat. Annoncée, pendant la matinée par des sources palestiniennes non officielles, “la mort” du président Arafat a été démentie le soir par Nabil Chaâth, qui a confirmé que le raïs est encore en vie,mais qu’il allait très mal. Chaâth a par la même occasion écarté toute éventualité d’euthanasie. Le Quotidien-Agences Le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat 75 ans, est toujours en vie mais il va “très mal”, a déclaré hier à Paris le ministre palestinien des Affaires étrangères, Nabil Chaâth. “Son cœur, son cerveau et ses poumons fonctionnent toujours et il est toujours en vie”, a déclaré Chaâth dans une conférence de presse dans un grand hôtel parisien. “Je ne pense pas qu’il y ait quelque raison que ce soit de lancer des rumeurs précipitant sa mort ou des rumeurs permettant d’espérer un prompt rétablissement”, a-t-il ajouté. Chaâth avait auparavant rendu visite à Arafat avec trois autres hauts dirigeants palestiniens dans l’hôpital militaire Percy, près de Paris, où il se trouve depuis douze jours. “Les gens ont l’impression que le président peut être branché ou débranché à tout moment”. C’est ridicule. Nous autres musulmans, nous écartons l’euthanasie”, a-t-il dit, ajoutant que les médecins n’ont jamais cessé à procéder à une euthanasie, sa famille non plus. Chaâth a ajouté que Arafat “ne souffre pas d’une tumeur maligne, d'un cancer, et à l’heure actuelle les médecins ont écarté l’hypothèse d’un empoisonnement”, a ajouté le dirigeant palestinien. “Sa situation sanitaire assez déplorable (...) a provoqué des troubles digestifs, une inflammation de l’estomac et des intestins” et “cela a entraîné une détérioration de son état de santé, sur son sang et ses plaquettes et l’a empêché de s’alimenter, a dit le ministre palestinien. Chaâth qui a jugé “indécent de parler de ses funérailles”, a ajouté que Arafat “mourra ou survivra en fonction de la volonté de Dieu”. Il a enfin déclaré que le gouvernement palestinien “fonctionne”. Les médecins d’Arafat tentent d’arrêter une hémorragie cérébrale, a indiqué pour sa part le secrétaire à la présidence de l’Autorité palestinienne, Tayeb Abdelrahim. "L'état de santé du président Yasser Arafat s'est aggravé dans la nuit du 8 au 9 novembre 2004", a déclaré le médecin-général Christian Estripeau à l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Faisant référence, pour la première fois de façon explicite, au coma dans lequel se trouve le dirigeant palestinien âgé de 75 ans, le médecin-général a souligné que "l'état comateux qui avait motivé son admission en service de réanimation est, ce matin, devenu plus profond". Cette nouvelle dégradation "marque un palier significatif vers une évolution dont le pronostic est réservé", a encore ajouté le médecin-général, une précision qui laisse entrevoir une issue fatale proche pour Arafat. Le médecin général n'a pas prononcé la phrase traditionnelle indiquant que ce communiqué avait été établi en accord avec la famille, comme ce fut le cas dans les cinq précédentes occasions. Soutien Barnier a apporté hier le soutien de la France à la mission des dirigeants palestiniens alors que son épouse, Souha Arafat, les accuse de vouloir précipiter sa succession. "Il est naturel qu'ils puissent rencontrer et saluer Yasser Arafat", a déclaré le ministre sur France 2 en soulignant que les discussions des autorités françaises avec les dirigeants palestiniens seraient "personnelles et politiques". Les questions se sont multipliées depuis plusieurs jours sur la capacité de celui qui symbolise depuis plus de 40 ans la cause palestinienne à reprendre à terme ses responsabilités. Une polémique a éclaté entre les responsables palestiniens et Mme Arafat, qui contrôle étroitement la communication sur l'état de santé de son époux et a accusé les dirigeants de l'Autorité palestinienne de vouloir précipiter le processus de désignation d'un successeur à son époux. Cette tension a compromis un moment la visite à Paris de la délégation palestinienne, et notamment son accès à l'hôpital Percy, mettant Paris en porte à faux entre les exigences contradictoires de Mme Arafat et des émissaires palestiniens. Tout en affirmant le caractère "naturel" d'une visite des émissaires à Arafat, Barnier a souligné que "tout cela sera décidé sur place, à l'hôpital avec les médécins et l'épouse de Yasser Arafat, dont nous comprenons la peine et la pression qui est sur elle en ce moment". Assurant l'intérim du président de l'Autorité palestinienne en cas de vacance du pouvoir, selon la loi fondamentale palestinienne, Fattouh a souligné que la direction était "en droit de connaître avec précision l'état de santé de Yasser Arafat, d'autant que les informations sont contradictoires". "Seule, Souha contrôle les informations, ce qui est inacceptable", a-t-il déclaré. "Le président Arafat n'est pas l'apanage d'une famille, il appartient à son peuple, à la Nation arabe et à tous les militants dans le monde". Il réagissait à une déclaration de Mme Arafat sur Al-Jazira accusant les trois autres membres de la délégation de vouloir "enterrer" son mari "vivant" pour hériter de son pouvoir. _______________ Abou Ammar sera enterré à la Mouqataa Des préparatifs sont en cours pour que Yasser Arafat soit enterré à la Mouqataa s’il meurt, dans son quartier général de Ramallah où il était confiné depuis trois ans, a indiqué le secrétaire palestinien à la présidence Tayeb Abdelrahim.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com