La veille de l’Aïd : Soirées jusqu’à l’aube





L’Aïd arrive avec sa joie. Son ambiance est à chaque fois spéciale et exceptionnelle. C’est pourquoi les jeunes aussi prennent part à cette ambiance de fête et jurent de veiller jusqu’à l’aube. Tunis — Le Quotidien Ramadan plie déjà bagages et s’apprête à partir. Nous sommes plus exactement le 28 du mois saint de l’année hégire 1425. Il ne reste plus qu’un ou deux jours avant d’accueillir, l’Aïd El Fitr. La tradition a voulu a cet effet que la veille de l’Aïd soit spéciale. C’est une soirée qui se prolonge généralement à la maison ou dans la rue souhaitant ainsi la bienvenue à une fête pas comme les autres dédiée essentiellement aux petits. Les jeunes sont également unanimes quant à l’ambiance de «Lilet el Aïd». C’est la joie qui s’empare de tous. Quoique certains ne peuvent s’empêcher de regretter la fin du mois saint, hôte distingué de tous les foyers pendant trente jours. Cette amertume, Nouha Belarif la connaît très bien. «Une drôle de tristesse me prend à chaque départ de Ramadan, surtout le premier soir du jour de l’Aïd». Mais cette tristesse ne veut pas dire que Nouha n’est pas contente de voir ses deux petits frères en tenues toutes neuves. «La veille de l’Aïd, ma mère organise chaque année «hizb ellatif». Toute la famille accourt donc chez nous et on reste ensemble jusqu’à l’aube. A ce moment, chacun rentre chez lui pour se retrouver par la suite chez mes grands-parents». C’est dans cette ambiance familiale très particulière que Nouha ne dort presque pas la veille de l’Aïd. C’est devenu une habitude pour elle et ce sera de même pour cet Aïd. Ahmed Ouaja, le fiancé de cette étudiante, passe la veille de l’Aïd, à Mahdia. «Toute la famille rentre à Mahdia pour passer la fête avec ma grand-mère et aller au cimetière où mon grand-père repose». Là-bas aussi, la famille de Ahmed ne dort pas jusqu’à la prière de l’Aïd. Tout le monde va à la mosquée. Entre-temps, ils auront veillé en compagnie des femmes qui s’occupent à préparer les gâteaux qu’elles feront goûter aux voisins ainsi qu’aux proches. «Elles n’auront pas le temps de le faire le jour de l’Aïd». Ahmed et ses cousins ne restent pas à la maison. Ils sortent avec leurs amis et prennent un coin dans un café. «On rentre à l’aube». Kaïs Errifi a un autre programme pour la veille de l’Aïd. C’est en boîte qu’il l’a passée l’année précédente. «Et je compte le refaire cette fois-ci». Kaïs a 21 ans. Il emmène ses amis dans la voiture de sa mère et ne rentrent qu’une fois le soleil levé. «D’ailleurs on a l’intention de prendre le petit-déjeuner ensemble avant de rentrer à la maison». Si Kaïs et plusieurs autres jeunes prolongent leur soirée dans les cafés de la capitale ou dans ces différents espaces qui optent pour un orchestre oriental, un chanteur ou une chanteuse et pourquoi pas une danseuse, d’autres ne sortent pas de chez eux la veille de l’Aïd. C’est devant la télé qu’ils passent leur soirée. «Je préfère rester au calme et au chaud. Je zappe et je fais le tour des chaînes TV. Si je me sens fatiguée, je dors un peu. Sinon c’est parti jusqu’à l’aube», raconte Oumaya Tlemçani. Dehors ou chez eux, il est clair que ces jeunes prolongent leur veillée jusqu’au petit matin. La fête de l’Aïd vient à chaque fois avec sa joie et impose à tout le monde une ambiance non-stop. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com