Obsèques de Arafat au Caire





* «Une cérémonie officielle, militaire et limitée» * Fattouh président temporaire, Abou Mazen chef de l’OLP, Kaddoumi à la tête du Fatah * Le Hamas menace... et accuse * Le monde appelle à un nouveau départ pour le P.O. * Un grand vide aux conséquences redoutables ______________ * «Une cérémonie officielle, militaire, et limitée» Le Quotidien-AFP L'Egypte se prépare à des funérailles officielles pour Yasser Arafat qui se dérouleront aujourd’hui au milieu de mesures de sécurité draconiennes dans un espace restreint autour de l'aéroport international du Caire, avant l'inhumation du chef palestinien à Ramallah (Cisjordanie). Plusieurs rois et de chefs d'Etat arabes, ainsi que des représentants de haut rang de plusieurs pays devraient assister à la cérémonie "officielle, militaire et limitée", qui devrait être relativement brève mais solennelle, indique-t-on de sources concordantes palestiniennes et égyptiennes. La cérémonie devait se dérouler selon les dispositions du protocole militaire égyptien, déjà utilisé lors de l'enterrement des présidents Gamal Abdel Nasser en septembre 1970 et Aouar el-Sadate en octobre 1981. Des mesures de sécurité renforcées et exrêmement strictes ont été prises par l'Egypte autour et dans l'aéroport international pour assurer l'arrivée et le transfert de la dépouille de Yasser Arafat. Les lieux où vont se dérouler les cérémonies sont placées sous l'autorité de l'armée. ________________________ * Le mécanisme de la succession mis en place : Fattouh président temporaire, Abou Mazen chef de l’OLP, Kaddoumi à la tête du Fatah Le mécanisme de succession au président Yasser Arafat, s’est vite mis en place sans accroc apparent, les instances palestiniennes veillant à combler le vide créé par la disparition du chef historique. Ainsi Rawhi Fattouh a été désigné chef temporaire de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a été propulsé à la tête de l’OLP et Farouk Kaddoumi a été nommé chef du Fatah. Le Quotidien-Agences Les Palestiniens ont remplacé Yasser Arafat dans les trois fonctions-clés qu'il cumulait: chef de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), chef du mouvement Fatah et président de l'Autorité palestinienne. Le Comité exécutif (CEOLP) a ainsi désigné dès avant-hier comme numéro un de l'OLP l'ancien Premier ministre Mahmoud Abbas. A ce titre, il sera chargé des négociations avec Israël, au point mort depuis janvier 2001, et des contacts avec les organisations palestiniennes de l'opposition, notamment les formations islamistes. Jusque-là numéro deux de l'OLP, Mahmoud Abbas, 69 ans, était l'éternel second dans l'ombre de Yasser Arafat. Considéré comme un modéré, hostile à la "militarisation de l'Intifada", il a été l'un des principaux architectes des accords d'autonomie conclus en 1993 avec Israël. Considéré par Israël et les Etats-Unis comme un interlocuteur privilégié, Mahmoud Abbas n'est pas populaire parmi les Palestiniens, selon les sondages. Farouk Kaddoumi a été désigné à la tête du Fatah, la principale composante de l'OLP, par le comité central de cette instance. Il était formellement numéro deux du Fatah, mais avait perdu beaucoup de son influence au cours des dernières années en raison de son opposition aux accords avec Israël de 1993. De plus, résidant à Tunis, il s'est retrouvé éloigné du centre de pouvoir dans les territoires palestiniens. Le Conseil législatif palestinien qui tient lieu de Parlement s’est réuni par ailleurs pour introniser Rawhi Fattouh comme président en exercice de l'Autorité palestinienne pour 60 jours, aux termes de la loi palestinienne. Cette loi prévoit des élections présidentielles dans ce laps de temps pour désigner un successeur à Yasser Arafat. Mais il n'est pas certain qu'un tel scrutin puisse avoir lieu. "D'un point de vue pratique, il est possible d'organiser des élections qui étaient prévues pour le printemps prochain", a assuré le politologue Ali Al-Jarbaoui, président de la Commission électorale centrale (CEC). Mais il va falloir, selon lui, "que l'armée israélienne lève son blocus des villes palestiniennes, qu'elle permette aux candidats de circuler librement pour faire campagne et que les résidents de Jérusalem soient autorisés à voter, comme cela avait été le cas au dernier scrutin de 1996", lorsque Yasser Arafat avait été élu par une très large majorité. "Du vivant d'Arafat, Israël n'avait manifesté aucune intention de lever ces obstacles à des élections qui auraient certainement entraîné la réélection de Yasser Arafat", souligne un politologue israélien. Plus d'un million de Palestiniens, soit 67% des votants potentiels, s'étaient inscrits en octobre dans le registre des électeurs en vue du scrutin général prévu au printemps, selon la CEC. Par ailleurs, le Premier ministre Ahmad Qoreï et Fattouh devraient se partager le contrôle des services de sécurité, qui étaient auparavant sous la coupe exclusive du président Arafat. Premier ministre depuis 2003, il est "l'homme des missions difficiles", auquel Arafat a confié à maintes reprises la direction de délicates négociations avec les Israéliens. Sa première tâche et le premier test est d'organiser des funérailles nationales pour le leader disparu, en évitant des débordements. ________________________ * Le Hamas menace... et accuse Le Quotidien-Agences Le Mouvement palestinien de la résistance islamique (Hamas) a déclaré que le décès du président palestinien Yasser Arafat renforcerait sa détermination à poursuivre ses attentats contre Israël. "La perte du grand dirigeant va renforcer notre détermination et notre persévérance dans la poursuite du jihad et de la résistance face à l'ennemi sioniste, jusqu'à la victoire et à la libération", prévient le mouvement dans un communiqué. Hamas, qui est voué à la destruction d'Israël, est le principal groupe palestinien ayant mené des opérations anti-israéliennes depuis le début de la deuxième intifada, en septembre 2000. A Beyrouth, Khaled Mechaal, chef politique du Hamas, a accusé Israël d'avoir tué Arafat. "Je dis sans aucune hésitation que je tiens Israël pour responsable du crime de la mort d'Arafat (...) Toutes les déclarations des médecins depuis deux semaines vont dans le sens d'un empoisonnement", a déclaré Mechaal. A l'appui de son accusation, Mechaal rappelle que le Mossad avait tenté de l'empoisonner en 1997 et qu'Israël avait dû fournir l'antidote. "Les médecins français et arabes pourraient ne pas trouver de preuves comme ils furent incapables de trouver dans mon sang la preuve que j'avais été empoisonné mais Israël fut ensuite forcé de fournir un antidote après l'arrestation de deux de ses agents en Jordanie", a poursuivi Mechaal. ________________________ * Les Brigades d'Al Aqsa changent de nom Le Quotidien-Agences Les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa dans la Bande de Gaza ont décidé hier de changer de nom en hommage au défunt président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, selon le porte-parole de ce mouvement. Le groupe armé, considéré comme lié au Fatah le parti de Yasser Arafat, s'appellera désormais les Brigades du martyr Yasser Arafat, selon Abou Mohammed, porte-parole officiel du groupe dans la Bande de Gaza. ________________________ * Le monde appelle à un nouveau départ pour le P.O. Les messages se sont multipliés hier dans le monde après la mort du Président palestinien Yasser Arafat, insistant sur la sécurité de progresser vers une solution pacifique du conflit israélo-palestinien. Le Quotidien - Agences Ouvrant le bal, le président américain George W. Bush a appelé “les gens, dans la région et dans le monde, à faire, ensemble, des progrès vers (...) le but ultime de la paix”. “Nous présentons nos condoléances au peuple palestinien. La mort de Yasser Arafat est un moment important dans l’histoire palestinienne. Pour le peuple palestinien, nous espérons que le futur apportera la paix et la satisfaction de son aspiration à une Palestine indépendante, démocratique et en paix avec ses voisins”, a ajouté le président américain. “Pendant la période de transition qui s’ouvre, nous appelons toute la région et le monde entier à aider à la réalisation des ses objectifs et du but ultime de paix”, a-t-il indiqué. Le secrétaire d’Etat Colin Powell a ajouté que les Etats-Unis demeurent “préoccupés par la réalisation d’un Etat indépendant démocratique et viable, en paix avec ses voisins”. Pour le principal allié de Washington, le Premier ministre britannique Tony Blair, “La paix doit être la plus haute priorité de la Communauté internationale”. L’objectif d’un Etat palestinien viable aux côtés d’un (Etat) d’Israël en sécurité est celui sur lequel nous devons continuer de travailler”, a-t-il dit. * Droits palestiniens Pour le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, “Israéliens et palestiniens (...) doivent faire des efforts encore plus grands pour permettre la réalisation pacifique du droit des Palestiniens à l’auto-détermination”. Le haut représentant de l’Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Javier Solana, a exprimé “sa grande tristesse” et estime qu’il faudra “intensifier les efforts pour bâtir un Etat palestinien viable et pacifique” et la présidence de l’UE - par la voix du ministre néerlandais des Affaires étrangères Ben Bot - a “pressé” les Palestiniens à se regrouper derrière leur Direction. Bot les a assurés du soutien continu de l’Union européenne sur le chemin vers une résolution pacifique, juste et durable du conflit” avec l’Etat hébreu. Le Pape Jean Paul II a déclaré prier pour que “l’Etoile de l’harmonie brille bientôt sur la Terre Sainte et que les deux peuples qui y habitent puissent vivre réconciliés entre eux, avec deux Etats indépendants et souverains”. Le président Jacques Chirac, qui avait accueilli le 29 octobre Arafat, affaibli et malade, a déclaré après s’être incliné devant la dépouille mortelle que la France continuera à agir inlassablement pour la paix et la sécurité au Proche-Orient (...) dans le respect du peuple palestinien. * Pour une Direction légitime Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a souligné que l’ “importance cruciale” d’une “Direction légitimée par de prochaines élections reste attachée à une solution de paix équilibrée. Le Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a espéré que “tous les Palestiniens réussiront à s’engager en faveur de l’objectif de deux Etats, le leur et celui israélien, coexistant l’un à côté de l’autre dans la sécurité, la liberté et le développement social. Les dirigeants des pays scandinaves, souvent médiateurs au Proche-Orient, ont espéré que de nouveaux efforts de paix avec Israël apparaissent. Le président russe Vladimir Poutine a salué la mort “d’un dirigeant politique d’envergure mondiale” et exprimé l’espoir “que la nouvelle Direction palestinienne relancera les démarches pour des accords de paix avec Israël”. Saluant la mémoire d’ “un dirigeant remarquable” le président chinois Hu Jintao s’est dit “persuadé que les Palestiniens poursuivront des efforts sans relâche pour trouver une solution politique à la question du Proche-Orient”. Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, a souhaité que les Palestiniens continueront à lutter pour l’établissement de la paix et de la prospérité dans la région. ________________________ * Tristesse dans le Monde arabo-musulman : Les Palestiniens doivent s’unir Le décès de Yasser Arafat, symbole des Palestiniens et de leur combat, a suscité la tristesse dans le Monde arabo-musulman où se multiplient les appels à l’unité du peuple palestinien face à l’incertitude que suscite la disparition de leur dirigeant charismatique. Le Quotidien- Agences Au Liban, les Autorités ont annoncé un deuil officiel de trois jours, l’ancien Premier ministre Rafiq Hariri soulignant que le décès “impose à toute la Direction palestinienne le poids de la poursuite de la lutte et la responsabilité de (préserver) l’unité du peuple palestinien”. Un grand nombre de palestiniens du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat, ont exprimé colère et chagrin dans les camps de réfugiés du pays dont celui d’Aïn Héloué, au Liban-Sud. Près de 400.000 réfugiés palestiniens vivent dans ces camps au Liban. En Jordanie, le palais royal a annoncé qu’il observerait un deuil de quarante jours, faisant part de la “douleur et de la profonde tristesse du roi Abdallah II et du peuple jordanien. Le camp de réfugiés palestiniens d’ El Biqaâ, le plus important du pays où vivent quelque 120.000 Palestiniens, s’est drapé de noir. Les magasins et les écoles du camp étaient fermés, comme ailleurs dans le reste du pays. En Syrie, le ministre de l’Information Mahdi Dakhlallah a qualifié Arafat de “Résistant palestinien éminent”. “Il est important que le peuple palestinien (préserve) son unité nationale qui est aujourd’hui plus importante que jamais”, a-t-il souligné. Toujours à Damas, les chefs des fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine (FDLP et FPLP), deux des trois grandes composantes de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), ont salué en Arafat le “Grand dirigeant” des Palestiniens et, ont eux aussi, appelé à l’unité nationale. Des milliers de Palestiniens sont descendus dans les rues du camp des réfugiés Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas, criant des slogans en faveur d’Arafat et brûlant des drapeaux israéliens. En Libye, les autorités ont déclaré trois jours de deuil national, avec la mise en berne des drapeaux et l’annulation de toutes les festivités, dont l’Aïd El Fitr, qui marque la fin du mois de Ramadan. * Koweït fait exception Le guide suprême des frères musulmans, Mohammed Mehdi Akef, a appelé les Palestiniens à “résister à l’occupant sioniste”, dans une déclaration à Al-Jazira du Qatar. Les autorités yéménites ont qualifié Arafat de “Grand dirigeant palestinien” et décrète un deuil officiel de trois jours. Au Maroc, le roi Mohammed VI a adressé au Premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, un message de condoléances, qualifiant le leader palestinien de “Grand combattant (...) guide de sa libération et symbole de son combat acharné”. L’Algérie observera un deuil officiel de trois jours. De tous les pays arabes, le Koweït est celui où l’annonce du décès a provoqué le moins de tristesse dans les milieux officiels, son soutien à Saddam Husseïn lors de l’invasion irakienne de l’Emirat en 1990 étant encore dans toutes les mémoires. En Iran, le gouvernement a rendu hommage au “rôle éminent d’Arafat dans la lutte pour la défense des droits des Palestiniens et a appelé à la poursuite de l’Intifadha et de la “Résistance”. “L’important aujourd’hui, c’est que les Palestiniens conservent leur unité”, a-t-il dit. ________________________ * Sharon perd son «ennemi intime» Ariel Sharon perd avec le décès de Yasser Arafat un «ennemi intime» qu’il a pourchassé pour finalement l’isoler. Sharon a donné le ton hier en affirmant que la disparition de Arafat était susceptible de «marquer un tournant historique au P.O.». Quotidien-Agences "Nous espérons que la nouvelle direction palestinienne qui va lui succéder comprendra que des progrès dans les relations avec Israël et les solutions de problèmes dépendent avant tout de la guerre contre le terrorisme qu'ils doivent mener", a insisté Ariel Sharon qui a déjà rencontré Mahmoud Abbas à plusieurs reprises dans le passé alors qu'il n'a jamais approché Arafat. "Israël qui aspire à la paix continuera bien sûr à déployer des efforts pour parvenir à un accord politique avec les Palestiniens", a poursuivi Sharon. Dans ce contexte, un haut-fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères a fait valoir hier qu'Israël pourrait profiter de l'éventuelle présence de responsables arabes et musulmans à Ramallah, à l'occasion de l'enterrement d'Arafat, pour tenter de nouer des contacts. "S'ils veulent rester après les funérailles pour qu'on se parle, ils seront les bienvenus", a indiqué ce haut-fonctionnaire, sous couvert de l'anonymat. Toujours dans la même veine, le président Moshé Katzav a pour sa part affirmé qu'il considère Mahmoud Abbas, le nouveau chef de l'Organisation de Libération de la Palestine et Ahmad Qoreï, le Premier ministre palestinien, comme des "dirigeants positifs, constructifs et rationnels pour le peuple palestinien". * Peres mitigé Shimon Peres, dirigeant de l'opposition travailliste israélienne et co-lauréat avec Yasser Arafat du prix Nobel de la paix en 1994, a indiqué : "Yasser Arafat a commis une erreur en s'engageant sur la voie du terrorisme et nous en avons tous payé le prix. Ces dernières années, il a voulu être populaire, mais un dirigeant doit parfois savoir aller à contre-courant de son opinion publique." Il a cependant relevé "qu'Arafat avait fait une partie de la route en reconnaissant Israël dans les frontières de 1967", sans quoi, selon lui, "rien n'aurait été possible". * Israël exclut Bargouthi Al-Qods occupée - AFP Le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a exclu catégoriquement hier que le responsable palestinien Marwan Bargouthi, condamné par Israël à la prison à vie, puisse faire partie de la nouvelle Direction palestinienne. “Bargouthi a été condamné à la prison à vie et il restera en prison jusqu’à la fin de ses jours vu qu’il était impliqué dans de nombreuse attaques terroristes qui ont causé la mort de nombreux israéliens innocents”, a-t-il lancé, lors d’une conférence de presse à Al-Qods occupée. Chef du Fatah (le mouvement créé par Yasser Arafat) pour la Cisjordanie, Marwan Bargouthi a souvent été considéré comme un successeur potentiel du chef historique des Palestiniens en raison de sa très grande popularité. ________________________ * Burns représentera Washington aux obsèques Quotidien-Agences Le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé du Proche-Orient, William Burns, représentera les Etats-Unis aux obsèques de Yasser Arafat aujourd’hui au Caire, a-t-on appris auprès du Département d’Etat américain hier. “C’est William Burns qui sera présent aux cérémonies au Caire”, a déclaré un responsable américain sous couvert de l’anonymat. William Burns est le principal collaborateur du secrétaire d’Etat Colin Powell en charge du dossier israélo-palestinien. ________________________ * Jimmy Carter : Arafat «un puissant symbole d’humanité» Le Quotidien - Agences L’ancien président américain Jimmy Carter a rendu hommage hier à Yasser Arafat en estimant qu’il était un «puissant symbole d’humanité» et un «avocat énergique» de l’unité des Palestiniens dans leur recherche d’une nation. «La mort de Yasser Arafat marque la fin d’une ère et sera sans aucun doute ressentie douloureusement par les Palestiniens à travers tout le Moyen-Orient et partout dans le monde», a déclaré Carter, prix Nobel de la paix comme Yasser Arafat, dans un communiqué. «Il était le père du mouvement nationaliste palestinien modéré, un puissant symbole d’humanité et un avocat énergique. Les Palestiniens étaient unis derrière lui dans leur recherche d’une nation», a-t-il ajouté. «J’espère qu’une nouvelle direction palestinienne pourra bénéficier de l’expérience d’Arafat, être accueillie dans le processus de paix par le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le président américain George W. Bush, et parvenir à forger un Etat palestinien vivant en harmonie avec ses voisins israéliens», a ajouté Carter, après avoir noté que le leader palestinien avait été exclu des négociations de paix au cours des années récentes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com