J.C.C. 2004 : Le cinéma africain à l’honneur





Comme à l’accoutumée, les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) qui démarreront après demain, accorderont une place de choix au cinéma africain. En effet, plus d’une trentaine de films réalisés par les cinéastes du continent noir, sur les 81 en lice, seront au programme et prendront part à toutes les compétitions. Déjà sur les vingt longs métrages en compétition officielle, 9 sont réalisés par les cinéastes africains. Certains des réalisateurs sont déjà connus du public, soit à travers leur rôle dans les films ayant pris part aux sessions précédentes, soit en tant qu’invités. Citons à titre d’exemple, le cinéaste guinéen cheikh Doukouré, le Sénégalais Ben Diogaye Beye qui ont participé aux précédentes éditions des JCC, à travers d’autres réalisations. Chapitre courts métrages en compétition, la participation des films africains n’est pas non plus négligeable. Six films africains, sur 12. Toutefois, force est de signaler qu’au panorama des films de long métrage hors compétition, la participation africaine demeure limitée. Seulement, 2 films africains sont au programme sur la dizaine de films prévus. Côté courts métrages hors compétition, seul le film : «Petite lumière» du Sénégal est au menu de cette rubrique sur les cinq annoncés. 7 sur 21 en vidéo La participation des films africains à la «compétition officielle des films de long métrage en vidéo» reste également faible. Sept films africains sur 21 sont au menu de cette compétition des films vidéo. Parmi les films les plus célèbres, on trouve : «Traces, empreintes de femmes», un film du Burkina Faso, mais aussi un film de Côte d’Ivoire qui décrit un sujet crucial dans ce pays et qui s’intitule : «Identités». Au chapitre des films de court métrage en compétition vidéo, les films africains restent toutefois limités. Trois films africains seront au programme de cette compétition. Il s’agit du film burkinabé «L’île» et celui camerounais : «Deuxième classe». Le troisième film africain de court métrage vidéo en compétition vient des «Iles Maurice» et s'intitule «Diego, l’interdite». Mais quelle que soit la participation limitée des films africains à la compétition officielle vidéo, on peut cependant souligner que les JCC répondent, vaille que vaille, à leur vocation africaine, une dimension qui se confirme depuis la création de cette manifestation voilà quarante ans. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com