Sahara occidental : «Risque de tension militaire»





Le Quotidien-Agences Le conflit du Sahara occidental est revenu à la situation du milieu des années 1970, a estimé hier l'hebdomadaire Al Ayam (indépendant), affirmant que la "tension militaire" demeure possible dans la région "si l'Onu s'en lave les mains". Dans un mémorandum adressé le 24 septembre à l'Onu, le Maroc a dénoncé "l'implication directe" de l'Algérie dans le conflit du Sahara occidental, et sa "tutelle" exercée sur le front Polisario, un mouvement armé qui revendique l'indépendance de ce territoire annexé par le Maroc en 1975.Comme dans les années 1970, estime le journal, "l'Algérie est hantée par le fantôme de (l'ancien président) Boumediene, la décision de porter la guerre diplomatique à l'extrême est bien claire, et l'éventualité d'un retour de la tension militaire n'est pas totalement à éloigner si l'Onu s'en lave les mains". Al Ayam se félicite de ce que le Maroc en a fini avec le "double langage" qu'il tenait selon lui depuis 1981: "un discours pour l'étranger" favorable à l'autodétermination et "un discours pour l'intérieur où nous affirmons que le Sahara occidental est marocain". Le journal souligne que "le Maroc n'a plus rien à concéder, toute concession territoriale étant inconcevable". Mais il faudrait, prévient-il, "une politique volontariste" au Sahara occidental qui engage une sorte de "déminage social". "Nous devons définitivement abandonner les vestiges de l'ancienne gestion qui ne proposait, comme solution, que des cartes de l'Entraide nationale (ndlr: soutien aux régions en difficulté) et des aides en farine, sucre et huile", ajoute Al Ayam qui dénonce un "déficit démocratique" et appelle à "une double réforme, constitutionnelle et politique".


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com