S.T. : Les raisons d’un coup d’arrêt





Après deux victoires prometteuses qui semblaient mettre l’équipe sur la bonne voie, le S.T. a accusé le coup au moment où on s’y attendait le moins. En effet, les stadistes ont débuté la saison avec un effectif très réduit et ont pu à chaque fois récupérer quelques nouvelles recrues comme ce fut le cas face à l’E.S Zarzis ou contre l’E.O.G.K. quand Arfaoui a pu disposer de la totalité de son effectif. Le calendrier aidant, on s’attendait à un sans-faute stadiste pendant les quatre premières journées, mais la défaite de Zarzis a, semble-t-il, provoqué ce coup d’arrêt inattendu. - Logique chambardée Que s’est-il passé pour voir le S.T. perdre ainsi ses repères et rater l’aubaine de se retrouver parmi le peloton de tête ? Comment explique-t-on cette baisse de régime alors que l’effectif vient d’être sérieusement renforcé ? Il y a lieu de signaler avant tout une certaine hésitation du staff technique au moment de choisir le onze rentrant. Arfaoui a gagné deux matches avec une formation rajeunie et la logique lui impose de ne pas la chambarder totalement. Or, la qualification des nouvelles recrues est venue perturber cette logique car on ne peut disposer de Fodé, Ghighani, Bejaoui et Tarhouni qu’on vient de recruter au prix fort pour les laisser en fin de compte sur le banc. Du coup, Moncef Arfaoui a dû jongler pour réviser le meilleur amalgame, et c’est là peut-être qu’il n’a pu faire le choix le plus juste. A Hammam-Lif, contre l’EOGK, il a curieusement opté pour un entre-jeu dont la lenteur constitue le principal défaut (Dridi, El Euchi, Baghouli...), ce qui a permis à l’adversaire de s’organiser convenablement en phase de remplacement et de ne pas trop souffrir de la manœuvre adverse. De même, la mise à l’écart de Belgacem Tonniche, un attaquant très percutant, pourtant excellent face à l’ESBK, n’a pas manqué de surprendre. Signalons également que certaines parties ont profité de la situation pour imposer la loi et on laisse entendre que l’entraîneur n’est plus tout à fait libre de choisir son équipe rentrante, ce qui ne peut que nuire au club. Ce qui est sûr, c’est que Arfaoui, contesté par une frange de supporters et dirigeants, n’est pas dans une situation confortable et il lui faudrait des résultats plus performants pour faire taire les contestataires. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com