Rumsfeld se plie à l’évidence : Pas de lien entre Saddam et Al-Qaïda





Le secrétaire américain à la défense Donald Rumsfeld a dit ne pas avoir "de preuve formelle" d'un lien entre l'Irak de Saddam Husseïn et Al-Qaïda. Avant l'invasion en mars 2003, il avait pourtant fait état de contacts entre les deux parties. Le Quotidien-Agences Lors d'une séance de questions devant le Conseil des relations extérieures à New York, Rumsfeld a été interrogé sur les liens éventuels entre l'ancien président irakien et le réseau d'Oussama Ben Laden. "J'ai vu la réponse à cette question changer, au sein de la communauté du renseignement, de la manière la plus stupéfiante sur une période d'un an. De plus, il existe des divergences, au sein de la communauté du renseignement, sur la nature de ce lien", a-t-il répondu. "A ma connaissance, je n'ai vu aucune preuve solide liant les deux", a-t-il reconnu. Rumsfeld a précisé avoir fait confiance dans le passé aux informations de la CIA, semblant prendre désormais ses distances avec l'Agence centrale de renseignement. "Je viens de lire un rapport des services de renseignement sur une personne liée à Al-Qaïda qui se trouvait à la fois à l'intérieur et hors d'Irak" et qui évoquait l'existence d'informations contradictoires, a-t-il dit. L'affirmation d'un lien entre le réseau et l'ancien régime de Bagdad a été un élément essentiel de la stratégie antiterroriste globale de l'administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Rumsfeld est l'un des responsables de l'administration Bush qui avait publiquement évoqué l'existence d'un lien entre l'Irak et Al-Qaïda. * «Pas de guerre civile» Par ailleurs, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a estimé lundi que l'Irak n'était pas au bord de la guerre civile, alors même que septembre a été le deuxième mois le plus mortel en 2004 pour les forces américaines. "Je ne pense pas que cela (la guerre civile, NDLR) va arriver", a déclaré le chef du Pentagone. Le département de la Défense a annoncé dimanche que 80 soldats américains avaient été tués en Irak en septembre, soit autant qu'en mai dernier, mais en augmentation par rapport à août (65). Le pire mois de l'année 2004 pour les troupes américaines a jusqu'ici été avril, avec 135 soldats victimes d'attaques. "C'est dans la défense de la liberté que notre pays a tiré parti de ces merveilleux volontaires", a déclaré Donald Rumsfeld, estimant que la violence était parfois le prix à payer pour que les extrémistes ne parviennent pas à leurs fins. "Les mauvais jours, le tableau est souvent très sombre", a-t-il affirmé. "En fait cela peut être dangereux et laid, mais la route de la tyrannie à la liberté n'a jamais été calme et tranquille". ________________ * La Maison Blanche sauve la face La Maison Blanche a réaffirmé hier qu’il y avait des liens et des “similitudes” entre l’ex-président irakien Saddam Hussein et le réseau Al-Qaïda. “Il faut garder à l’esprit qu’il y avait des similitudes troublantes entre Saddam Hussein et Al-Qaïda”, a affirmé le porte-parole de la présidence américaine Scott McClellan lors d’un point de presse. “Saddam Hussein et Al-Qaïda sont tous deux des ennemis jurés du monde libre, y compris des Etats-Unis. Saddam Hussein et Al-Qaïda partagent la même idéologie et ont célébré les attentats du 11 septembre (2001) aux Etats-Unis. Il y a donc quelques similitudes”, a-t-il ajouté.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com