J.C.C. 2004/ «Mardi 29 Février» (Liban) : Zoom sur la condition féminine





«Mardi 29 février» de Gahan El Assar, projeté au cinéma Le Palace est le troisième film libanais qu’a accueilli cette salle. Ce court métrage relate l’histoire d’une jeune femme dont la liberté d’agir et de travailler est prise en otage par un homme insoucieux. «Les femmes ne doivent pas attendre que les hommes leur apportent la liberté. Elles doivent l’arracher». C’est ainsi que Hô Chi Minh, un homme qui a beaucoup fait pour la libération de la femme en Indochine, conseillait les femmes de son pays. Les conseils ont beaucoup marqué la jeune femme héros du film «Mardi 29 février», durant les premiers jours et les premiers mois de son mariage, contracté avec un riche homme d’affaires peu soucieux de sa vie professionnelle. Mise en chômage, à cause des retards répétés, et ses absences, lesquels sont causés par son mari qui, à chaque fois, l’invite au lit, même pendant l’heure de pointe, la jeune femme a fini par choisir d’exercer le métier de traductrice à la maison. Entre-temps, son mari le riche homme d’affaires est devenu insupportable et capricieux. Ne pouvant plus vivre, sous le joug permanent de son «oppresseur» la jeune femme choisit le mardi 29 février pour balancer sur le tabouret le contrat de mariage réclamant le divorce. «Mardi 29 février» est un court métrage qui a une vocation militante en faveur du droit de la femme, à la liberté de travailler et d’agir. Erotique parfois, son scénario n’est pas offensant, mais incite à réfléchir sur la condition de vie du sexe faible. O.W.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com