Les jeunes et les chaînes satellitaires : Non à la légèreté et à la débauche





Les jeunes téléspectateurs figurent dans le collimateur de plusieurs chaînes de télévision qui n’hésitent pas à défendre le diable. Entre celles qui prônent la légèreté et celles qui incitent réellement à la... débauche, on ne sait plus à quelle fréquence se vouer. Tunis — Le Quotidien Les effets de la télévision sur le jeune public ont fait l’objet de plusieurs études. Qu’importent les conclusions, une chose est sûre, c’est que la télé réussit à conditionner un grand nombre de ses adeptes et à être à l’origine de nouveaux comportements et tendances. Mais avec cette multitude de chaînes auxquelles l’accès est facilité par les paraboles, les risques d’influence se sont également multipliés. Certains iront jusqu’à dire que dans de nombreux programmes il y a carrément une incitation à... la débauche. Il est vrai que la qualité fait défaut à plusieurs émissions. La priorité est automatiquement accordée au show, quelles que soient sa nature et la manière de surprendre et se distinguer même si c’est n’importe comment. Les jeunes téléspectateurs sont à ce titre une cible en or qu’on matraque de partout. Ils se font souvent prendre à ce piège. Tandis que d’autres se préservent et gardent leurs distances par rapport à ce genre de messages. Wafa Azabi «évite les banalités» dans une certain sens. Mais ce qu’elle fait surtout c’est de choisir quoi regarder à travers les lancements qui précèdent la diffusion. «Les lancements m’orientent» dit-elle. Par contre, ce qu’elle n’a pas apprécié, c’est ce qu’elle a vu jeudi soir sur une chaîne française. On diffusait le bilan de l’émission «Le pensionnat de Chavagne». Celle-ci a regroupé un nombre d’élèves durant quatre semaines dans une ambiance des années cinquante. En uniformes, ils ont été soumis à la discipline de cette époque afin de comparer les systèmes éducatifs d’antan et d’aujourd’hui. «J’ai senti que la franchise que l’émission voulait installer était plutôt de l’insolence. Certes, des sujets intéressants ont été évoqués, mais la manière de le faire n’était pas civique. Il revenait à l’animateur d’intervenir pour remettre les pendules à l’heure». Ce genre de débats qui favorisent l’insolence et l’arrogance entre les invités gagne du terrain. Ce qui en résulte : mille et une mauvaises manières de couper la parole aux autres, d’échouer dans le dialogue,... etc. Morsi Zobeïdi, pense que toutes ces chaînes qui ont choisi la musique médiocre et la nudité pour cheval de bataille encouragent les jeunes à adopter cette attitude vestimentaire exhibitionniste et extravagante. «Il faut cependant avoir assez de jugeotte pour se préserver et rester au-dessus de toute tentation». Le comble à son avis, «c’est que ces chaînes qui prolifèrent font tout simplement du commerce. Et peu importe la manière, pourvu qu’on atteigne ce jeune public, souvent vulnérable». Mohamed Rami, élève également, partage cet avis. Il trouve que face à ce type de chaînes, «il n’y a presque pas de solution sauf que la personne qui est devant le petit écran doit faire preuve d’une force telle qu’elle puisse zapper automatiquement si elle tombe sur ces futilités ou alors regarder avec du recul et prendre ses distances». Ce téléspectateur n’est pas «très télé». Mais dès qu’il renoue avec le petit écran, c’est pour voir des émissions scientifiques et regarder les infos . «Je n’ai pas de temps pour les émissions futiles». Ce qui le révolte en plus, c’est que ces chaînes et leurs émissions parviennent à influencer le public et à instaurer cette culture du «normal». Oui, puisque dans la rue, la plupart des jeunes qui circulent n’ont qu’un mot à la bouche : «normal». M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com