Raid meurtrier U.S. sur un restaurant de Falloujah : L’escalade





Le “Washington-Post” : Désertion en masse de soldats U.S. L'armée américaine a mené un raid meurtrier hier sur un restaurant de Falloujah présenté comme un repaire du groupe d'Abou Moussab Al-Zarqaoui, en pleines tractations entre des notables de la ville et le gouvernement irakien. D’autre part, environ 30.000 à 90.000 soldats américains auraient déserté le champ de bataille en Irak, selon le quotidien américain “The Washington Post” . Le Quotidien-Agences A Bagdad, le désarmement des partisans de Sadr City a pris de l'ampleur au deuxième jour de l'opération qui doit prendre fin vendredi. "Des dizaines et des dizaines d'armes lourdes et moyennes ont été rendues et je peux dire, sans risque de me tromper, que leur nombre excède le millier", a déclaré un officier de la Garde nationale dans un poste de police du quartier. La Force multinationale a indiqué, dans un communiqué, avoir visé un repaire du groupe de Zarqaoui à 00h01 locales (21h01 GMT lundi), précisant que des explosions avaient ensuite eu lieu sur le site "indiquant la présence de caches d'armes et d'engins explosifs". Selon le directeur de l'hôpital de Falloujah, Rafeh Hayad, le raid a fait quatre tués et six blessés "parmi les employés du restaurant Al-Haj Hussein", l'établissement le plus populaire de Falloujah, situé à 50 km à l'ouest de Bagdad. Le restaurant, formé d'un rez-de-chaussée et d'un étage, a été complètement détruit et les commerces voisins ont subi des dégâts, selon un correspondant de l'AFP sur place. Les gens venaient de toute la province d'Al-Anbar pour y manger le kebab. Quatre heures plus tard, l'aviation américaine lançait un deuxième raid sur le nord-est de la ville, visant un autre repaire présumé du réseau Zarqaoui, sans faire victime, selon l'hôpital local. Les appareils américains bombardent presque quotidiennement Falloujah. En même temps, une délégation de notables de la ville mène des tractations avec le gouvernement d'Iyad Allaoui pour tenter d'y trouver une solution pacifique. * Le chaos La violence a frappé ailleurs en Irak, coûtant la vie à neuf Irakiens ces dernières heures. A Mossoul, un responsable de la province septentrionale de Ninive Abdelmajid Ibrahim Al-Antar a été abattu par des hommes armés, selon la police. Plus au sud, trois Irakiens ont été tués par l'explosion d'un engin au passage de leur véhicule sur la route menant à Samarra. A l'ouest de la capitale, à Ramadi, les forces de sécurité irakiennes et l'armée américaine ont perquisitionné sept mosquées à la recherche de résistants. Cheikh Abdelalim al-Saadi du Comité local des oulémas et son fils ont été arrêtés dans leur maison, selon l'organisme sunnite. Dans la même ville, deux Irakiens ont été tués et cinq autres blessés lors de heurts dans la nuit, selon l'hôpital local. Dans la localité proche de Hit, deux Irakiens ont été tués et 30 blessés dans un raid aérien américain hier, selon une source hospitalière. L'armée avait indiqué avoir bombardé la mosquée en riposte à des tirs de rebelles. De son côté, le chef de la police de Najaf, le général Ghaleb Al-Jazaïri, a affirmé que ses services avaient arrêté récemment en Irak "un membre d'Al-Qaïda" et saisi des équipements sophistiqués et des fausses identités, sans révéler son identité ou sa nationalité. Par ailleurs et à Bassorah, un engin piégé a explosé hier dans la ville blessant un Irakien, ont indiqué l’armée britannique, qui contrôle le sud de l’Irak, et la police irakienne. L’explosion a eu lieu à quelque 500 mètres de la principale base britannique dans la ville, a indiqué un porte-parole militaire britannique, sans en préciser la nature. Par ailleurs, le chef de la police de Rutba, au nord-ouest de Ramadi, a été enlevé hier par des hommes armés dans sa maison dans le centre de Ramadi, a indiqué un responsable de la police sous le couvert de l’anonymat. «Quatre voitures à bord desquelles circulaient des hommes armés de kalachnikovs et de lance-roquettes ont encerclé la maison du général», a précisé un témoin. Selon un autre témoin, l’incident a eu lieu sans coups de feu. Enfin et selon le groupe Ansar, ce dernier aurait décapité un Irakien de confession chiite qu’il accuse d’«espionnage» au profit des forces américaines en Irak, dans un communiqué et une vidéo mis en ligne hier sur son site internet.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com