Contre l’arabisation de Kirkouk : Les Kurdes prêts à la guerre





Le chef du parti démocratique du Kurdistan (PDK) Massoud Barzani, a déclaré hier que la ville pétrolière de Kirkouk avait une «identité kurde» affirmant que les Kurdes d’Irak étaient prêts à la guerre contre toute force qui s’approprierait cette ville. Le Quotidien - Agences «Si quelqu’un, un régime ou un système, souhaite poursuivre l’arabisation de Kirkouk ou opprimer le peuple kurde (…) nous défendons leurs droits (les droits des Kurdes, NDLR), et nous sommes prêts à combattre pour eux», a-t-il dit à l’AFP, avant de quitter la Turquie au terme d’entretiens à Ankara avec des responsables turcs. Barzani a expliqué que les Kurdes irakiens ne défendraient pas seulement la population kurde de Kirkouk, mais «toutes les autres minorités» de la ville. Kirkouk est le théâtre d’affrontements endémiques entre Kurdes, Arabes et Turcomans depuis la fin du régime Saddam Husseïn en avril 2003. Les Kurdes revendiquent son contrôle, soulignant que la ville était majoritairement kurde dans les années 1950. La Turquie, voisine de l’Irak, craint qu’un contrôle de cette région riche en pétrole ne renforce les Kurdes irakiens, qu’elle soupçonne de visées séparatistes, et que ces idées ne se propagent ensuite auprès des Kurdes turcs, majoritaires dans le sud-est. * Craintes turques Le Premier ministre turc Recept Tayyip Erdogan et son ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul ont réaffirmé au dirigeant kurde les préoccupations de leur pays au sujet de Kirkouk, en particulier à propos des Turcomans, des Turcophones, a-t-on indiqué de source diplomatique turque. Pour tenter de dissiper ces inquiétudes, le chef kurde a promis que les Kurdes d’Irak œuvreraient en faveur d’une coexistence pacifique des différents groupes ethniques de la ville. «Notre position est que l’identité de Kirkouk fait partie du Kurdistan. Mais c’est une ville irakienne», a ajouté Barzani. La Turquie s’est à plusieurs reprises dit irritée des efforts kurdes pour modifier la composition démographique de la ville en leur faveur. «Kirkouk est une ville où tous les éléments ethniques peuvent s’installer. Ce n’est pas un endroit où un certain groupe peut prendre le contrôle», a, à cet égard, indiqué Erdogan au quotidien turc «Aksam» dans un entretien publié hier. Le chef du gouvernement turc s’est exprimé en faveur de l’intégrité territoriale de l’Irak en ajoutant «Nous nous opposons à ce qu’un groupe établisse une suprématie sur un autre».


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com