Vol à l’arraché et violence aggravée : L’accusé parle d’un fantôme…





Le tribunal de première instance de Tunis a examiné hier une affaire de violence aggravée suivie de vol à l’arraché dont l’accusé est un jeune homme âgé de vingt-deux ans. Ce dernier, interrogé par la cour, a nié les faits qui lui sont reprochés... Tunis - Le Quotidien Les faits de cette affaire remontent au mois de décembre de l’an 2003. La victime, une jeune fille originaire du Bardo et fonctionnaire de son état, s’est présentée à un poste de police de la région déclarant qu’elle venait d’être agressée par deux individus qui lui ont en plus, volé son sac à main qui contenait un téléphone portable, une paire de lunettes de vue, deux cartes bancaires et un parapluie. La plaignante a expliqué dans sa déposition qu’au moment où elle descendait du métro reliant le centre-ville de la capitale à la localité du Bardo, elle reçut un coup de poing au niveau de la tête. Elle perdit ainsi l’équilibre et tomba par terre. Son agresseur tenta alors, de s’emparer de son sac à main et lui asséna plusieurs autres coups de poing. N’empêche que la victime a résisté aux coups de son agresseur repoussant son attaque. Et c’est à ce moment là qu’un complice est entré en scène venant en aide au principal protagoniste dans cette affaire qui finalement a pu arracher le sac à main et s’enfuir. A la fin de sa déposition la plaignante a donné le signalement de son agresseur contre qui a été lancé un avis de recherche. Courant dans la nature pendant plusieurs mois, le suspect a été arrêté par des agents de l’ordre lors d’un contrôle de papiers. Interrogé, il nia les faits et déclina toute responsabilité dans cette affaire. Présenté toutefois à la victime avec d’autres suspects, il fut reconnu par la plaignante qui confirma ses accusations au cours de la confrontation. C’est ainsi que le suspect a été inculpé de vol à l’arraché précédé de violence aggravée. Comparaissant hier devant le tribunal de première instance de Tunis, l’accusé a nié les faits qui lui sont reprochés déclarant n’avoir jamais vu la plaignante. Il a même nié avoir été confronté à la victime. Dans sa plaidoirie, l’avocat de l’accusé a centré son intervention sur les capacités de vue de la plaignante qui, souffrant d’une myopie, ne pouvait sans lunettes qui se trouvaient au moment des faits dans son sac à main, reconnaître son agresseur d’autant plus que le crime a été perpétré aux alentours de vingt et une heures. La cour a renvoyé l’affaire pour délibérations avant de donner son verdict qui sera rendu ultérieurement. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com