Participation Arabe aux J.C.C. 2004: Tout n’a pas été rose !





Les Journées Cinématographiques de Carthage 2004 ont connu une grande participation des cinéastes arabes, surtout dans la compétition officielle des longs et courts métrages. Bonne moisson pour les uns, maigre pour lesautres. C’est l’heure du bilan. Les chiffres records qui ont été enregistré lors de cette 20ème session sont-ils un indice d’un cinéma arabe en bonne santé ? Treize longs métrages et neuf courts métrages arabes ont été projetés lors de cette session. Le Maroc a été présent dans les deux sections de la compétition officielle : «La chambre noire» de Hassan Ben Jelloun, «A Casablanca, les anges ne volent pas» de Mohamed Asli et «Balcon Atlantico» de Hichem Falah et Mohamed Chérif Tribak. Pour la compétition officielle de la section vidéo, c’est Leïla Kilani avec «Tanger, le rêve des brûleurs» qui a présenté ses consœurs. Bilan très positif pour le Maroc qui a raflé le Tanit d’or avec «A Casablanca, les anges ne volent pas» de Mohamed Asli et le prix de la meilleure œuvre de la compétition vidéo grâce à «Tanger, le rêve des brûleurs» de la réalisatrice Leïla Kilani sans oublier la mention spéciale du Jury pour «La chambre noire». La réussite du cinéma marocain est passée par cette approche sociale du vécu marocain. La simplicité a été le mot d’ordre des cinéastes marocains qui ont su développer leur regard cinématographique et tirer profit de différents acquis dans ce domaine. Idem pour le Liban qui a obtenu le prix spécial du Jury grâce à la jeune réalisatrice Danielle Arbid qui a signé «Dans le camp de bataille» ; œuvre très sincère à travers une lecture originale de la vie de la jeunesse libanaise pendant la guerre civile. En outre, le réalisateur Béhij Hojaïej a su remporter le Prix du second rôle féminin grâce à la présence scénique remarquable de Julia Kassar dans «La ceinture de feu». Hani Faouzi, scénariste de «J’aime le cinéma» et Tarek Telemçani dans ce même film ont permis à l’Egypte d’obtenir deux prix : le prix du scénario et le prix de la meilleure photo. L’Irak et la Palestine ont été le cœur vibrant des JCC 2004, Sami Koftan, le premier acteur de «Zaman, l’homme des roseaux», a remporté le prix du meilleur rôle masculin. Ali Nassar (Palestine) a obtenu à son tour la mention spéciale du jury. Les films algériens aux JCC 2004 n’ont pas été compétitifs. Et c’est valable aussi pour les films tunisiens, car seul Fethi Haddaoui a décroché un prix, celui du 2ème rôle masculin. Pour les courts métrages, c’est Ibrahim Letaïef qui a sauvé la mise avec le Tanit d’or pour son film «Visa». Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com