«Quartet Canales» : Quelques cordes espagnoles





Ils sont des férus de la musique classique et ils ont opté pour la diffuser. «Quartet Canales» se produira ce soir à l’Acropolium de Carthage dans le cadre de l’Octobre musical. ça fleure bon le terrain ibérique. Ils sont quatre professeurs, Juan Llinares, violon, Roberto Mendoza, violon, Luis Llacer, alto et lagoba Fanlo qui enseignent la musique au Royal Conservatoire supérieur de Musique de Madrid. Tous quatre ont un seul objectif : faire connaître le répertoire à cordes de la musique classique espagnole. Ils ont alors commencé à fouiller dans les tiroirs de musique des siècles précédents et ils n’ont pas eu tort de le faire puisqu’ils ont déjà trouvé trois œuvres supposées perdues du grand compositeur espagnol de l’ère romantique, le marquis Diego de Araciel. Ensemble, ils ont alors formé ce quatuor Canales - un nom tiré du célèbre musicien qui a marqué le 18ème siècle de l’Espagne, Manuel Braulio Canales Lopez- et décidé de fouiner davantage dans le terroir musical de la péninsule ibérique qui fleure bon les airs, les notes et les génies. Le quatuor Canales ne néglige aucun détail. C’est un groupe qui se veut exigeant. Ce qui lui vaut d’ailleurs cette réputation internationale, tant par la qualité de l’interprétation que pour leur travail permanent de récupération du répertoire espagnol du classicisme. Dans leur programme de ce soir à l’Acropolium, Vicente Martin y Soler. Les quatre musiciens rendent hommage à ce génie du XVIIIème siècle, considéré comme un monument de la musique classique dont les œuvres sont jalousement conservées. Des versions originales pour quatuor à cordes de «Une chose rare» dont un exemplaire de la même édition se trouve à la Bibliothèque du Palais royal et l’autre à la Bibliothèque nationale. Une autre imprimée sur laquelle s’est basé le concert réalisé à Vienne, à la fin du XVIIIème siècle et édité par Ataria, celui qui est dernière la publication de la partition générale de l’Orchestre, un mois après la Première de l’Opéra Burgtheater de Vienne. Cette dernière, d’une popularité sans limites, a été diffusée en au moins quatre-vingts versions, jouées par divers instruments. «Una cosa rara, ossia belleza ed onestà» meublera donc le concert espagnol que les instrumentalistes et mélomanes attendent avec impatience. * Qui sont-ils? - Juan Llinares joue du violon et enseigne actuellement au conservatoire royal de Madrid. Il s’est produit avec de prestigieux musiciens en Espagne et en Europe. Ses études, il les a faites dans les grandes institutions de Séville, Barcelone, mais aussi à Genève en Suisse. Les prix, il en a tout un coffret, d’Honneur, de virtuosité, du concours de «Yamaha» et tant d’autres… - Roberto Mendoza est espagnol et a fait ses études de violon à Madrid et à Londres, bien sûr dans les plus prestigieux des Conservatoires. Ex-membre de plusieurs orchestres de la communauté européenne, il a donné des récitals un peu partout dans le monde. - Luis Llàcer, c’est lui qui joue de la viole modèle «Steiner» de 1798 avec l’archet «Guillaume» garni d’une monture en or et il est considéré parmi les pionniers dans la diffusion de la viole en Espagne - Iagoba Fanlo a donné des cours magistraux à Madrid, à Londres et offert en 2000 le récital de l’inauguration du Musée Chillida-Leku en présence de SS.MM les rois d’Espagne. En Europe, en Asie et ailleurs à Osaka, Salzburg ou Edimbourg, on ne compte plus les festivals où il s’est produit. Actuellement, il est directur artistique au Concours national de violoncelle «Florian de Ocampo». Z.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com