Les Tunisiens et les soirées ramadanesques : Entre les chaleureuses veillées familiales et le vacarme de la ville…





Les soirées du Ramadan ont encore et toujours un goût de miel dans nos murs... Bon nombre de nos concitoyens ne résistent pas à la fascination qu’exercent sur eux les différents lieux de divertissement alors que les plus nostalgiques se contentent des chaleureuses veillées familiales rappelant le bon vieux temps... Tunis - Le Quotidien Ramadan est par excellence le mois de l’abstinence, de la foi et de piété. Le mois saint qui dégage ses effluves partout est également celui des belles veillées... En matière de soirées ramadanesques chacun à sa petite recette. Il s’agit avant tout d’une question de goût et de bourse. Les jeunes investissent les cafés et autres lieux de divertissement peu après la rupture du jeûne. Entre les parties de jeux de cartes, riches en suspense et ponctuées de cris aigus, les nuages de fumées se dégageant des cigarettes et boissons, de nombreux jeunes passent de longues heures dans le café du quartier. Tarek Attafi (22 ans) “avale” rapidement sa soupe et son “brick” pour pouvoir trouver une place confortable dans le café de son quartier populaire. “Les parties de belote et autres jeux de cartes meublent toute ma soirée. Je crois que je suis devenu accro car je ne peux plus m’en passer”, affirme-t-il. D’autres jeunes tunisois préfèrent les hôtels et les restaurants à l’ambiance feutrée du centre-ville où la frime par vêtements “in” et portables dernier cri interposés font des ravages. Quant aux noctambules, dont une bonne partie préfèrent partir en congé pendant le mois saint, ils investissent les hôtels de la banlieue Nord où leurs “soirées spéciales” ne prennent fin qu’à l’aube. * Ambiance familiale Les moins jeunes ont plutôt pris des habitudes casanières. “Rien ne vaut un délicieux thé au pignon, une “bouza” ou encore un bon jus de fruits “home-made” siroté devant la télé”, confie M. H’mida Mohsni, banquier retraité qui “ne supporte plus le vacarme de la ville”. M. Abdelkarim Belhani, fonctionnaire, passe ses soirées entre la mosquée du quartier où il fait la prière des “tarawih” et sa maison. “Après une journée de jeûne et de labeur, on a toujours besoin d’un repos bien mérité. Le mois de Ramadan est également une occasion pour resserrer les liens familiaux. C’est pourquoi, je rends quotidiennement visite à ma mère”, fait-il remarquer. Le casaniers adorent généralement le zapping d’une chaîne T.V à une autre à la recherche d’un bon feuilleton. C’est le cas de Sinda Lassoued, étudiante, laquelle ne sort qu’à l’approche de l’Aïd pour faire des courses. M. Mohamed Taher Maâtoug, septuagénaire, demeure toujours nostalgique des veillées ramadanesques du bon vieux temps quand les contes racontés par les vieux du quartier étaient l’unique et le meilleur passe temps des jeunes. W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com