Barnier soutient Sharon





Al-Qos occupée-AFP Le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier a apporté un soutien appuyé au plan de retrait de la Bande de Gaza préconisé par le Premier ministre israélien Ariel Sharon, lors d'une visite en Israël dont le but était d'atténuer les tensions entre les deux pays. Qualifiant de "courageux" ce plan vilipendé par l'aile dure du Likoud, le parti de Sharon, et les colons, Barnier a cependant insisté sur la nécessité de respecter les termes de la Feuille de route, un plan de paix international pour un règlement du conflit israélo-palestinien. Evoquant, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue israélien Sylvan Shalom, les critiques intérieures dont le plan de Sharon est la cible, le chef de la diplomatie française a admis que la situation est "plus difficile que je ne l'imaginais en arrivant" en Israël. Il a par ailleurs insisté sur le rôle politique que l'Union européenne comptait toujours jouer dans la région et sur l'importance de la poursuite du dialogue avec le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, deux points de divergences avec le gouvernement de Sharon. L'UE "est prête à jouer tout son rôle pour accompagner la réussite de ce retrait", a fait valoir le ministre français. Il a ainsi souligné que l'Europe "ne se cantonnera pas dans un rôle de soutien financier". "Nous ne sommes pas seulement un supermarché qui peut envoyer des chèques ici ou là", a-t-il insisté, sans oublier le rôle de la France. "Oui la France, amie d'Israël et amie des pays arabes dialoguant avec Israël, veut être utile. Et ce que nous allons faire, nous allons le faire à travers l'UE", a martelé le ministre français. Selon des sources diplomatiques, Barnier a réaffirmé que "l'on ne fera rien sans Arafat et on fera encore moins en agissant contre lui". A quoi Sharon, selon les mêmes sources, a opposé une fin de non-recevoir. "Il est triste que nous n'ayons pas de partenaire pour le moment", a également répondu le chef de la diplomatie israélienne. Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères a déclaré que le tracé de la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie n’était pas «conforme» au droit international.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com