Présentation du livre «La droite française en Tunisie entre 1934 et 1946» : L’histoire pour mieux comprendre le présent





Un important livre-document a été présenté par M. Amira Aleya Sghaier, maître-assistant et chercheur à l’Institut supérieur de l’histoire du mouvement national. La droite française à l’époque et ses positions nettement hostiles au Mouvement de libération nationale constituaient le principal thème de ce livre. Tunis - Le Quotidien L’Institut supérieur de l’histoire du Mouvement national a inauguré l’ouverture de l’année universitaire par la présentation de l’ouvrage intitulé «La droite française en Tunisie en 1934 et 1946», écrit par M. Amira Aleya Sghaier, chercheur et maître-assistant à l’Institut. L’ouvrage publié en 350 pages constitue un document de valeur qui met en exergue une étape importante de l’histoire du Mouvement national en Tunisie. L’auteur avait dépouillé les fonds archivistiques tunisiens et français ainsi que les journaux et revues publiés durant l’époque indiquée. Dans sa préface, le professeur Abdessallem Ben Hmida résume l’intérêt de ce travail de recherche «judicieux» qui a «permis à son auteur de se familiariser avec un ensemble d’acteurs historiques et des discours peu analysés, dont la connaissance nous aide à élucider quelques points de l’histoire tunisienne» et à étudier une droite française ne disposant pas de sympathie particulière au sein de la communauté des chercheurs des pays anciennement colonisés. Cette idée résume l’intérêt d’une recherche sur une tendance qui constituait à l’époque le pire ennemi du Mouvement national et dont les positions présentent un racisme patent à l’égard des autochtones. Le livre est divisé en deux grandes parties : «De la crise des années trente à la défaite française de juin 1940» et «De la collaboration à la récupération de la résistance : de 1940 à 1946». A l’issue de la présentation de l’ouvrage par le chercheur Béchir Yazidi, les invités présents ont pris la parole pour enrichir le débat. Tous étaient unanimes à mettre en exergue la valeur de ce document et son intérêt dans la mise en valeur d’une étape importante de notre histoire. M. Boubaker Azaïez, enseignant à la retraite a cependant insisté sur la nécessité de bannir les termes de gauche et de droite à l’époque car tous deux versent dans la même tendance et recherchent leurs propres intérêts. «Nous devons avoir notre propre lecture des événements», dit-il. Des rencontres de ce niveau doivent se faire d’une manière périodique pour permettre aux chercheurs et autres Tunisiens de redécouvrir leur propre histoire et pourquoi pas mieux comprendre le présent. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com