Interruption médicamenteuse de la grossesse : Expérience réussie en attendant la généralisation





«Près de 1500 femmes ont subi l’intervention volontaire de grossesse médicamenteuse depuis son entrée en expérience en Tunisie en novembre 2002». a déclaré en substance le Dr S. Hajri au cours de l’analyse des résultats de l’utilisation de la pilule de l’IVG au cours d’un symposium organisé à l’hôtel Diplomat à Tunis par l’Office national de la Famille et de la population. Gynécologues et spécialistes dans ce domaine se sont réunis hier pour discuter de cette nouvelle méthode médicale d’IVG et des différentes expériences au niveau national et régional . L’IVG médicamenteuse constitue en effet une nouvelle méthode d’interruption de la grossesse ne nécessitant aucune intervention chirurgicale mais plutôt l’absorption par voie orale de pilules à base de Mifépristone et Misoprostol. Il convient de noter que cette méthode ne nécessite aucune anesthésie. La pilule est absorbée sous contrôle médical et à la suite d’analyses, au bout d’un retard dans les règles de 28 jours au moins. Cette première pilule peut parfois entraîner l’expulsion, hors de l’utérus, de l’ovule. Dans ce cas la patiente peut quitter le centre d’hospitalisation mais sera suivie médicalement. Si la première pilule ne donne pas d’effet, un autre médicament est administré par voie orale à la patiente. Au bout de quelques heures l’utérus se contracte pour libérer l’ovule fécondé. Les participants qui se sont parfois attardés sur des aspects purement techniques et médicaux de ce nouveau médicament sont unanimes à considérer que ces pilules constituent une méthode efficace et relativement peu coûteuse pour l’interruption volontaire de la grossesse. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com