Emploi des diplômés du supérieur : Les nouveaux créneaux porteurs…





Les pouvoirs publics misent désormais sur les opportunités qu’offre la nouvelle économie pour faire face au boom des diplômés du supérieur, lesquels constituent la moitié des demandeurs d’emploi... Tunis-Le Quotidien La conférence nationale sur l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur qui se tient depuis hier à Tunis s’est fixé pour objectif de braquer pleins feux sur les nouveaux sentiers à battre pour satisfaire une demande exponentielle d’emploi émanant des diplômés. Dans son allocution d’ouverture des travaux de cette conférence organisée par le ministère de l’Emploi et de l’Organisation arabe du Travail, M. Chedli Laâroussi, ministre de l’Emploi, a affirmé que le pari gagné de la Tunisie sur l’enseignement a introduit une nouvelle donne en matière de structure de la demande d’emploi : la hausse continue des demandeurs d’emploi parmi les diplômés. Ces derniers représentent actuellement 50% des demandes additionnelles d’emploi. Outre l’injection d’un sang neuf aux différents mécanismes et programmes de promotion de l’emploi des diplômés, le ministre a mis l’accent sur le rôle prépondérant du savoir dans l’objectif de satisfaire une bonne partie de ce nouveau type de main-d’œuvre. * De l’or dans les ordinateurs Les nouveaux métiers résultant de l’essor de l’économie immatérielle ont permis de porter le nombre de diplômés ayant décroché des emplois de 18 mille seulement en 2002 à 39 mille en 2004. Les postes d’emploi assurés par le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication est estimé à 30 mille entre 2002 et 2006. Quant aux recettes de l’exportation de l’intelligence, elles ont atteint plus de 50 M.D. par an. Ces résultats probants ont été réalisés, selon M. Imed Turki, directeur de la Promotion de l’Emploi, grâce à une stratégie qui a permis d’implanter dix pépinières d’entreprises, cinq centres régionaux de travail à distance et six pôles technologiques. La diversification des filières dont le nombre s’élève à un millier environ a également permis d’améliorer l’employabilité des cursus universitaires, lesquels vont de plus en plus de pair avec les besoins des entreprises. Les filières courtes enseignées au niveau des ISET et autres établissements universitaires spécialisées accueillent désormais plusieurs dizaines de milliers d’étudiants. Les autorités de tutelle ont, par ailleurs, prévu de nombreuses incitations pour les entreprises qui recrutent des diplômés telles la contribution de 50% aux salaires des recrues dans le cadre du programme des stages d’initiation à la vie professionnelle et la prise en charge des cotisations relevant des caisses de sécurité sociale pendant cinq ans. Toujours est-il que le secteur privé se montre «réticent» en matière de recrutement puisque 61% des diplômés appartiennent au secteur public. W.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com