Plus de 40 morts dans des raids contre des civils : Carnage US en Irak





Quarante Irakiens ont péri hier dans des bombardements américains sur deux villes du nord et de l'ouest de l'Irak, alors que, pour la première fois depuis le 1er juin, les GI's ont pénétré dans la ville rebelle de Samarra. Le Quotidien-Agences Vingt-huit personnes ont été tuées et plus de 70 blessées au cours de 13 heures de bombardements américains sur la ville de Tall Afar, à 450 km au nord de Bagdad, a déclaré un responsable du ministère de la Santé à Mossoul, Rabih Yassine. Selon un communiqué de l'armée américaine, 57 personnes auraient été tuées lors des affrontements dans cette ville de 150.000 habitants, peuplée en majorité de Turcomans chiites. Les bombardements ont commencé dès l’aube et se sont arrêtés vers la fin de l’après-midi alors que des hélicoptères et des avions survolaient la localité. En même temps, des accrochages opposaient GI's et membres de la guérilla dans deux quartiers de la ville. Plusieurs corps jonchaient les rues et ne pouvaient être évacués en raison des bombardements, avait indiqué auparavant le directeur de l'hôpital Faouzi Ahmed. "Les forces américaines et les gardes nationaux empêchent les ambulances transportant des médicaments d'entrer en ville", a dit Yassine. Les issues de la ville étaient coupées par des barbelés. La Force multinationale (FMN) a annoncé dans un communiqué avoir lancé une opération avec la Garde nationale irakienne afin de "libérer la ville du terrorisme". "Les opérations se poursuivront" jusqu'au "retour des habitants dans un climat de sécurité", indique encore le communiqué. Selon un correspondent de l’AFP sur place, l’armée américaine a, dans la foulée, bouclé hermétiquement la ville de Tall-afar et a demandé aux habitants d’évacuer la périphérie de la ville. * Raids sur Falloujah Par ailleurs, dans la ville rebelle de Falloujah, douze Irakiens, dont deux femmes et cinq enfants, ont été tués et neuf personnes blessées dans la nuit de mercredi à jeudi dans un raid aérien américain, a indiqué Mouchtak Taleb, de l'hôpital général. Sur place, un correspondant de l'AFP a vu une maison totalement détruite et des habitants retirer cinq corps des décombres. Le plafond de l'habitation d'un seul étage a littéralement explosé et deux petites grues tentaient de le soulever pour permettre aux secouristes de mener leurs recherches macabres. Des témoins ont indiqué que la famille dormait sur le toit, les corps ont été déchiquetés et des morceaux de chair ont été retrouvés à une dizaine de mètres à la ronde. Plusieurs maisons du quartier de Nawadi Al-Doubat ont été endommagées. L'armée américaine a expliqué dans un communiqué que le raid mené dans la nuit visait une cache de partisans de l'islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, ennemi numéro un des Etats-Unis en Irak, affirmant que "trois complices de Zarqaoui (avaient) été signalés sur place" et qu'"aucune autre personne n'était présente au moment de la frappe". Par ailleurs et à Bagdad, trois Irakiens ont été tués et deux soldats américains blessés dans l’explosion d’une bombe au passage d’un convoi de la force multinationale près de la prison d’Abou Ghraib. * Les GI’s entrent à Samarra Enfin, dans le ville rebelle de Samarra, les forces américaines ont pénétré jeudi, pour la première fois depuis le 1er juin, et ont ouvert un pont qu'elles avaient fermé depuis un peu plus de deux mois.. Le nouveau maire de Samarra, Taha Al-Hindira, a affirmé que l'entrée "des forces américaines dans la ville avait été négociée entre les responsables de la ville, les Américains et les groupes de la guérilla". Dans un communiqué, la 1ère Division d'infanterie (DI) américaine a confirmé que "les forces de sécurité irakiennes et de la coalition sont entrées à Samarra". Il n'y avait plus d'opérations conjointes irako-américaines à Samarra depuis que le Conseil local avait indiqué le 1er juin ne plus vouloir de soldats US à l'intérieur de cette ville sunnite de 400.000 habitants.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com