Star Academy II : Au royaume des mille et un rêve





Ils n’ont rien à voir avec le devenir des anciens élèves d’Al Academia. L’essentiel c’est de vivre cette expérience et ouvrir leurs bras à la célébrité. Tunis - Le Quotidien La France est actuellement à la quatrième édition de la Star Academy. Le Liban a attaqué l’étape de casting pour sa deuxième version d’Al Academia. Chez les Français, les groupes qui sont entrés dans le château n’ont vu monter que trois vedettes. Avec celles-ci, cinq autres à tout casser sont parvenues à graver difficilement leurs noms dans les mémoires des ados. Quant aux autres, ils n’ont réellement pas fait long feu. Concernant le sort des académiciens arabes, c’est encore le flou qui entoure leurs projets futurs. Rien de sûr n’a été avancé ou présenté au public. Ce ne sont que des bobards qui attendent d’être confirmés. Ceci n’a pas empêché des centaines d’affluer en vagues humaines sur le casting qui se déroule sous nos cieux. Bien qu’ils n’aient aucune idée sur ce que vont devenir les ressortissants de la première Star Academy Arabe, ils tentent le tout pour le tout... ou peut être le rien. Houda Aliche répète la dernière chanson de Julia Botrous. Tout ce qu’elle croit savoir, c’est que les académiciens ont fait une tournée dans beaucoup de pays et que Ahmed et Bahaa vont «signer, parait-il, des contrats avec des sociétés de production». La sortie des élèves de la LBC n’a pas manqué de retenir l’attention des téléspectateurs. Leur passage au Palais des Sports d’El Menzah était également spectaculaire en terme d’affluence. Et après ? Personne ne sait ce qu’ils vont devenir. Pourtant, Aymen El Abed qui est étudiant veut «tenter sa chance». Parce qu’il croit que c’est une chance. Il n’a rien vu encore des réalisations des «diplômés» d’Al Academia, mais il a tant envie de «vivre cette expérience et mettre à l’épreuve mes capacités vocales». Cela constitue déjà un enjeu en soi pour ce candidat à la «célébrité». Aymen se fie aux rumeurs selon lesquelles Ahmed Chérif aurait signé un contrat avec une boîte de production. Chose qui lui permet de croire encore plus aux avantages de cette expérience durant laquelle il pourrait surtout «rencontrer de vraies stars que je n’aurais jamais l’occasion de voir ailleurs». Il va sans dire que les lendemains de ces jeunes qui courent derrière le rêve libanais (on the lebanese dream) méritent une sérieuse méditation. Ines Ben Rejeb qui n’est que l’accompagnatrice de son frère et sa sœur, estime que l’enjeu d’Al Academia se résume au fait que ces élèves soient connus. «Rien que cela, vaut la peine d’être vécu». Et sa copine Mona Bouida de mettre l’accent sur l’apport de cette expérience quant à la vie sociale. «Elle apprend à vivre en communauté». Comme si les peuples ne savaient pas vivre selon les normes de la communauté jusqu’à l’avènement d’Al Academia, la sauveuse de tous ! Bon gré, malgré tous ceux qui s’opposent à ce type d’émissions, la télé-réalité semble l’emporter et l’enjeu paraît d’une importance telle que Beyrouth est la destination de rêve de ces centaines de candidats. Ils n’espèrent que d’atterrir à la Star Academy... et demain sera un autre jour. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com