Interruption de la circulation à Tunis : Pour peu qu’il pleuve…





Les pluies diluviennes qui se sont abattues hier sur la capitale ont reproduit les épisodes des « averses exceptionnelles ». Il ne s’agissait certes que d’une «quasi-fausse alerte» mais qui a quand même fortement perturbé la circulation et inondé quelques quartiers de la capitale. Tunis –Le Quotidien Hier vers 16 heures, le ciel s’était assombri dans la capitale, laissant entrevoir les chutes des premières giboulées de l’automne. D’énormes gouttelettes de pluies ont commencé à s’abattre crescendo sur le Grand Tunis gênant considérablement la visibilité des conducteurs de véhicules et ralentissant d’une manière ferme la circulation. D’énormes flaques d’eau se sont brusquement formées sur les bords des routes et notamment au niveau du quartier de Lafayette, dans certaines zones de la médina, mettant hors d’usage le tunnel de Bab Souika et interrompant en toute logique la circulation. De longues files d’embouteillages se sont formées un peu partout dans les principales artères de la Capitale contraignant les conducteurs à se résigner à faire preuve de sagesse et à prendre en mal leur patience. La plupart des véhicules ont instinctivement allumé leurs feux de position, d’autres ont cru utile d’actionner les feux de détresse, certainement pour éveiller l’attention des conducteurs peu avertis . Si les véhicules récents n’ont pas subi de dégâts notables, certains vieux tacots n’ont pas réussi à passer avec succès cette rude épreuve en jetant l’éponge et se sont résignés à terminer la course sur le bas-côté des routes. Une heure après, le ciel s’était auréolé par une éclaircie qui au fur et à mesure s’était accentuée pour retourner à la normale. Les énormes flaques d’eau, comme par enchantement, ont disparu. Elles ont été absorbées par les diverses canalisations et la vie a repris son cours normal, comme si de rien n’était . Mais ce sont les chauffeurs qui ont payé les pots cassés avec des embouteillages qui se sont poursuivis jusqu’à 9 heure du soir. Ces pluies diluviennes ont fait plus de peur que de mal mais posent quand même le problème des averses exceptionnelles qui, si elles se répètent, ne peuvent plus être qualifiées ainsi. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com