Après avoir tué sept irakiens et blessé des dizaines d’autres : L’armée US se retire de Ramadi





• Deux Américains et un Britannique enlevés à Bagdad L’armée US s’est retirée hier de Ramadi aprés y avoir sévi tuant sept irakiens et en blessant des dizaines d’autres. A Baghdad, deux Américains et un Britannique, employés par une compagnie privée, ont été enlevés par des hommes armés Le Quotidien-Agences Sept personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées dans de nouveaux affrontement hier à Ramadi entre résistants et marines qui ont perdu trois des leurs, selon des sources non confirmées. Selon un correspondant de l’AFP, les soldats américains se sont retirés au début de soirée des rues de la ville où des affrontement avaient éclaté mardi, faisant plus de 26 morts et une trentaine de blessés. Par ailleurs, deux Américains et un Britannique, employés par une compagnie privée, ont été enlevés hier par des hommes armés dans leur maison du quartier Mansour, dans l'ouest de Bagdad où les attaques de la Résistance se poursuivent. L'opération n'est pas sans rappeler le rapt de deux Italiennes, Simona Pari et Simona Torretta, employées d'une ONG, kidnappées le 7 septembre dans leur bureau à Bagdad avec deux collègues irakiens lors d'une opération commando. "L'employeur des trois Occidentaux nous a informé qu'il s'agissait de deux Américains et d'un Britannique", a déclaré le porte-parole du ministère irakien de l'Intérieur, le colonel Adnane Abdelrahmane. Il a ajouté qu'ils étaient sous contrat avec la compagnie "Société des services du Golfe", sans pouvoir préciser son secteur d'activité, l'identité des kidnappés ou les postes qu'ils occupent dans cette firme. Dans un premier temps, le porte-parole avait parlé de trois Britanniques enlevés. Les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne ont été avares d'informations, leur porte-parole se contentant de dire qu'elles vérifiaient les informations obtenues du ministère de l'Intérieur. L’enlèvement a été confirmé par les ambassades des Etats Unies et de la Grande Bretagne en Irak. Les agresseurs étaient armés et masqués. Arrivés à bord d'un véhicule, un minibus selon Abdelrahmane, ils sont ensuite entrés dans la maison où résidaient les Occidentaux et se sont emparés d'eux, selon ces témoins. Des voisins ont affirmé avoir entendu des ordres proférés en arabe. "Marchez!" "Stop!" ordonnaient les agresseurs qui ont ensuite mis les otages dans leur propre véhicule. D'autres témoins ont indiqué que la maison était gardée par deux Irakiens armés, l'un de nuit et l'autre de jour. Selon eux, l'un des gardes qui devait relever son collègue à l'heure du rapt ne s'était pas présenté hier. Ces Occidentaux enlevés viennent aussi s'ajouter aux deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, otages en Irak depuis le 20 août. Par ailleurs et selon un site internet islamiste, le groupe armée Ansar Al-Sunna a enlevé et exécuté trois camionneurs lundi dans le sud de l’Irak pour avoir transporté des biens destinés aux forces américaines. * Attaques en série Le nouveau rapt intervient après deux journées où la violence a fait des dizaines de tués à travers l'Irak. Mercredi, 17 personnes ont été tuées, dont 13 lors de combats entre rebelles et Marines à Ramadi, à 100 km à l'ouest de Bagdad. La veille, un attentat à la voiture piégée visant le QG de la police à Bagdad a fait 49 morts, dont apparemment deux civils canadiens, et 131 blessés, alors que 12 policiers et un civils ont été tués dans une embuscade à Baaqouba, au nord de la capitale. Dans la même ville, un responsable de l'organisation Badr, dépendant du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), a été tué par des hommes armés, a indiqué un dirigeant local de ce principal parti chiite irakien. A Bagdad, une personne a été tuée et quatorze blessées par l'explosion d'une bombe placée dans une poubelle dans le quartier Bataouine. Dans la foulée, un obus de mortier a été tiré dans le centre de Bagdad hier matin, tuant une personne et en blessant dix autres, ont annoncé les autorités. Toujours à Bagdad, une voiture piégée par plus de 400 kg d'explosifs a été désamorcée à Bagdad par les forces américaines et irakiennes de sécurité à proximité de la Zone verte, a-t-on appris de sources irakiennes. L'entrée à ce secteur sous haute protection de la capitale irakienne, qui abrite notamment le gouvernement intérimaire et l'ambassade des Etats-Unis, a été interdite et les personnes se trouvant à l'intérieur ont été placées en état d'alerte élevée. L'armée américaine a affirmé cependant qu'elle ne disposait d'aucune information sur cette intervention. Enfin, cinq membres de la Garde nationale irakienne ont été blessés à Mossoul (nord) dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule, selon un responsable de la sécurité.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com