Otages français : Les oulémas accusent les USA





Un responsable du Comité des oulémas, principale organisation religieuse sunnite d'Irak, a déclaré ce matin: "Nous avons le sentiment que les forces américaines ne veulent pas la liberté des otages français, parce qu'à chaque fois que nous nous approchons de la solution, ces forces poussent à l'escalade de la situation militaire". Le Quotidien-Agences "Ainsi, les forces américaines se sont empressées de bombarder la région de Latifiya, au sud de Bagdad, dès qu'elles ont appris que les deux otages français s'y trouvaient, envenimant ainsi le climat qui prévalait et fermant la voie devant un règlement qui était en cours", a raconté Mohammad Ayache Al-Koubeissi. C'est à Latifiya qu'ont été enlevés Georges Malbrunot et Christian Chesnot par l'"Armée islamique en Irak", un groupe qui avait revendiqué auparavant l'assassinat du reporter italien Enzo Baldoni enlevé dans la même région. "J'y étais (à Latifiya) et j'ai constaté la situation: les habitants voient les bombes (internationalement) prohibées tomber sur les têtes de leurs enfants (...). Personne ne peut répondre à nos appels alors que les forces américaines tiennent en otages des villes entières et ne veulent pas cesser leurs bombardements", a poursuivi Mohammad Ayache Al-Koubeissi qui a cependant affirmé ignorer où se trouvaient actuellement les deux otages français. Il a par ailleurs appelé la France à "demander également la libération des milliers d'Irakiens et d'Irakiennes détenus par les autorités d'occupation". "Cela aura un impact positif sur les ravisseurs et leur fera sentir qu'ils (les Irakiens) ne sont pas des laissés-pour-compte et que le monde entier ne s'intéresse qu'aux otages étrangers", a-t-il dit. Dans un long communiqué publié mardi soir sur un site internet, l'"Armée islamique en Irak" a accusé la France de "crimes" et l'a qualifiée d'"ennemie des musulmans". Un autre communiqué a suivi mercredi soir dans lequel l'Armée islamique annonce un "verdict" dans quelques jours. De son côté, le ministère français des Affaires étrangères était jeudi soir "en train de vérifier l'existence de ce nouveau texte", a déclaré son porte-parole, Hervé Ladsous. Ce texte dit que "nul n'a le droit de parler au nom de l'Armée islamique en Irak", et il poursuit: "nous ne voulons plus d'intermédiaires ou de médiateurs, même le cheikh Douleimi. Ce qu'il a dit au Monde (NDLR: le quotidien français) début septembre n'est pas vrai".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com