Mustapha Okbi au “Quotidien” : «L’abondance est signe de richesse»





L’Octobre musical fête ses dix ans. Ce festival qu’abrite l’Acropolium de Carthage (l’ancienne cathédrale Saint Louis) se tiendra du 1er au 30 octobre. Au programme 24 concerts animés par des chanteurs et musiciens venus de divers horizons géographiques et artistiques. Son fondateur et directeur nous entretient ici des spécificités de son festival et des surprises qu’il nous réserve cette année. * Le démarrage de l’octobre musical coïncidera avec l’ouverture des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) (du 1er au 9 octobre). Les deux manifestations ne risquent-elles pas de se chahuter? — Je suis de ceux qui pensent que plus il y a d'animation dans la capitale mieux c’est. Les JCC vont durer neuf jours. Il y aura ensuite le Festival de la Médina. Les mélomanes ne vont pas se plaindre du fait qu’il y a un autre festival musical à l’Acropolium. L’abondance est signe de richesse. L’essentiel est que chacun trouve son compte. * Allez-vous adapter les horaires des spectacles à ceux spécifiques du Mois de Ramadan? — Pas vraiment. Le Festival de la Médina débute généralement ses spectacles entre 21h30 et 22h00. Personnellement, ça m’arrange. Je garde mes horaires. C’est-à-dire 20h00. Comme ça, on peut se compléter. * Comment établissez-vous votre programme? — Le festival a sa directrice artistique Roberte Mamou pianiste originaire de Tunisie qui s’est installée depuis plusieurs années à Bruxelles en Belgique. Elle enseigne le piano aux étudiants de l’Académie royale de Bruxelles. Comme en Tunisie d’ailleurs, où elle a formé de nombreux pianistes dont Mehdi Trabelsi, Bassam Makni… Depuis le début de l’Octobre musical, c’est elle qui nous aide dans le choix des artistes. En fait, nous proposons des noms d’artistes que nous souhaitons accueillir aux représentations diplomatiques en Tunisie qui à leur tour nous en proposent parfois d’autres. Mais le dernier mot revient à Roberte et à moi. * Y aura-t-il au programme des concerts de chant religieux? Cela conviendrait à l’atmosphère religieuse du Mois de Ramadan. — Malheureusement, nous n’avons pu inviter des troupes de musique et chant religieux d’Iran, d’Afghanistan ou d’Indonésie, comme nous l’avions fait au cours des précédents sessions. L’Acropolium qui était à l’origine une cathédrale se prête parfaitement à ce genre de spectacles mystiques. Mais le hasard a voulu que cette année, on n’aura pas vraiment de concerts de ce genre. Il y a bien sûr le Festival de la Médina qui en proposera sans doute comme à son habitude. * Qu’avez-vous prévu pour l’ouverture? — Le spectacle d'ouverture sera assurée par les frères Amine et Hamza M’raïhi qui seront accompagnés d’autres musiciens aux percussions et au violon. Le concert intitulé: “Pour elle et Lui” sera constitué de huit pièces musicales composées par ces deux prodiges de la musique. * Et la clôture? — Nous avons prévu une grande pianiste française d’origine polonaise Caroline Sageman, la plus jeune lauréate du concours Chopin à Varsovie qui nous proposera des œuvres de Franz Listz et Frédéric Chopin. * Comment évaluez-vous l’évolution de votre festival au terme de neuf sassions? — Je suis très satisfait, j’ai offert au public tunisois un nouvel espace culturel. J’ai bénéficié de beaucoup de soutien dont ceux des départements de la Culture, du Tourisme, de la Coopération internationale et de plusieurs représentations diplomatiques. L’Acropolium ne fonctionne pas uniquement pendant l’octobre musical, il propose des programmes tout au long de l’année, notamment des concerts, des expositions et des rencontres. Interview conduite par Zohra Abid


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com