«Peut-être une feuille verte» : Zen, simple et… beau !





De ses œuvres jaillit une intense lumière, une poésie romantique. L’artiste espagnol Gonzalo Martin-Calero est un peintre poète. Sa nouvelle exposition «Tal vez Hoja de Hierba» au Palais Kheïreddine est une plongée dans son intime. Au bonheur de Dame nature! C’est depuis trente ans que Gonzalo Martin-Calero dialogue avec les couleurs et les formes. Il peint et dessine les champs de blé, les arbres, les fleuves, les ruisseaux, les fleurs… et les oiseaux. G. Martin-Calero fusionne avec la nature dans une vision abstraite. Il reproduit des paysages naturels qui ont captivé son regard loin du figuratif. «Tal Vez Hoja de Hierba» (peut-être une feuille verte) qu’abrite le prestigieux Palais Kheïreddine, met en exergue l’attachement de ce peintre à toutes les composantes de la nature. Loin de toutes les tendances artistiques et des classifications esthétiques, Gonzalo Martin-Calero conçoit ses œuvres qui sont à cheval entre la peinture européenne fragmentée et la peinture chinoise intégrale. Choquante est la peinture de cet Espagnol par la vivacité des couleurs qu’il utilise. Les jaunes, les verts, les bleus et les rouges dominent ses œuvres du grand ou du petit format. «Hommage à Chu-Ta», «Le pont», «Lever du jour» «Bleu d’octobre», «Pluie bleue», «Lavande», «Midi français», «Le chemin de Santiago en automne», «Le jardin de l’évêque», «Tombée de la nuit» et d’autres tableaux de cette collection privée dévoile Gonzalo Martin-Calero. Dans cette abstraction marquante se développe une figuration nouvelle qui se ressource de cet emploi des couleurs primaires : le bleu, le rouge et le jaune dans la majorité des tableaux exposés. Le bleu du ciel se conjugue à la lumière du soleil portée par la couleur jaune, d’autres couleurs secondaires jaillissent des coins et des fonds des toiles et des dessins. Pour le peintre espagnol, il faut tout essayer pour traduire cette harmonie et cette symbiose naturelles. Des mouvements ondulatoires du pinceau, des taches de diverses couleurs et formes, des lignes brisées, des segments droits, des arcs… font la transcription de tous les reliefs… C’est à travers ces lignes que Gonzalo Martin-Calero nous inspire l’image des dunes, des montagnes, des flaques, etc… «Champ de blé» nous libère de tous les cadres spatiotemporels pour nous jeter dans un champ de blé orné finement de coquelicots… Sa maîtrise parfaite des couleurs, la manière de faire vibrer le pinceau sur la surface de la toile nous fait croire voir le blé et les coquelicots menant une danse sur le rythme d’une brise d’été. Idem pour la lavande dans un tableau qui porte le nom de cet arbrisseau aux fleurs bleues odorantes. La grisaille, la giboulée… apparaissent du fond des toiles via ses taches grises, les points bleus qui se croisent avec les rayons du soleil dans une peinture simple mais d’extrême complexité. Avec chaque tableau, le peintre espagnol Gonzalo Martin-Calero nous ouvre les portes d’une libre interprétation… Chaque signe, chaque couleur est à décrypter dans «Peut-être une feuille verte» au Palais Kheïreddine. Imen ABDERRAHMANI _______________ * Au-delà de l’événement • La direction de ce musée d’art qui n’est que l’ancien Palais Kheïreddine, Mme Souad Mahbouli a été au summum de sa joie d’accueillir ce grand Espagnol. • L’artiste Gonzalo Martin-Calero a souligné que la lumière de la Tunisie est la même de sa ville natale de Castille. • Miro, Matisse, Goya etc. sont à la tête des artistes préférés de ce peintre. • «Tal Vez Hoja de Hierba» au Palais Kheïreddine est la première exposition de l’artiste Gonzalo Martin-Calero dans un pays arabe.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com