Cours particuliers : Une utilité qui ne fait pas l’unanimité





Les cours particuliers restent d’une manifeste actualité après le démarrage de la saison scolaire, il y a quelques jours. Certains parents ne nient pas son utilité tandis que d’autres s’en plaignent. Tunis-Le Quotidien Un fait est certain. Les cours particuliers tels que pratiqués dans le cadre scolaire ne font pas l’unanimité. Les parents s’en plaignent. Si certains ont choisi de plein gré d’offrir à leurs progénitures le luxe de s’inscrire à des cours particuliers, d’autre se sentent acculés à s’intégrer dans le processus sans trop de convictions. Et pour cause : ils reprochent à certains éducateurs de pousser les parents à grever de leurs budgets des frais dont ils ne sont pas trop convaincus. D’autres n’apprécient guère les moyens détournés de quelques enseignants qui n’hésitent pas à convoquer des parents pour leur expliquer que le niveau de leur enfant nécessite une prise en charge. Mme S.C qui a requis l’anonymat raconte que sa fille inscrite dans une école étatique de la capitale a eu la désagréable surprise de tomber sur un sujet d’examen dont l’essentiel du contenu a été traité durant les cours particuliers. Elle estime toutefois que les études sont nécessaires pour certains élèves dont le niveau laisse à désirer et dont les parents ne disposent pas du temps et parfois du niveau nécessaires pour les prendre en charge. M. Romdhane exprime toute son inquiétude devant ce phénomène et se trouve obligé d’inscrire son enfant aux cours particuliers car, à maintes reprises, son enfant échoue complètement à l’examen devant des questions non traitées dans le cadre de l’école. Son fils Bilal confirme les dires de son père. M. W.S qui exerce la fonction d’enseignant dans le secteur étatique depuis plus de 24 ans estime, quant à lui, que le règlement en vigueur est clair sur ce chapitre. Aucun enseignant n’a le droit de donner des cours particuliers sans l’aval du ministère de tutelle. La réglementation interdit en effet aux enseignants des écoles primaires de donner des cours privés à leurs propres élèves et ce afin d’éviter les risques de notation de complaisance. Il affirme qu’il n’a jamais donné de cours particuliers durant toute sa carrière professionnelle par conviction. «Je suis contre les méthodes utilisées par certains de mes collègues pour forcer les parents à inscrire leurs enfants dans les cours particuliers». «Un de mes collègues a été sanctionné en 1995», dit-il, ajoutant : «Il a été muté dans une école dans la région du centre pour avoir commis un dérapage». La balle est justement dans le camp des parents qui ont toute la latitude d’apprécier le niveau réel de leurs enfants et de ne pas hésiter à récuser les pratiques douteuses et qui ne font d’ailleurs pas l’unanimité. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com