«Ah, Ah, ya Mahbouba» de Abdelaziz Maherzi : La vie conjugale entre rire et satire





C’est du quotidien que le metteur en scène Abdelaziz Maherzi s’inspire. Les expériences se multiplient, les voies se croisent… et A. Maherzi, en observateur attentif semble ne rien rater… “Ah, Ah, ya Mahbouba”, est une autre facette de la vie conjugale. Après “Il me semble qu’il est temps”, Abdelaziz Maherzi vient de donner le jour à une nouvelle production intitulée “Ah, Ah, ya Mahbouba” et ce dans le cadre de la Troupe de la Ville de Tunis, sous la direction de la talentueuse comédienne Mouna Noureddine. Déjà présentée il y a quelques jours devant le comité de l’orientation théâtrale, cette pièce sera jouée les 13 et 14 du mois prochain au Théâtre Municipal qui rouvrira ses portes à cette occasion. Produite par la Troupe de la Ville de Tunis dans le cadre de ses nouveaux projets pour la saison 2004-2005, cette pièce réunit quatre comédiens: Kaouther Bardi, Ikram Azzouz, Farhat Jedid et Aziza Boulabyar. Dans cette adaptation, Abdelaziz Maherzi met en exergue les problèmes d’un couple: Ikram Azzouz apprend que sa belle-mère a quitté la vie; il pense alors à l’héritage. Surprise de cette réaction, Kaouther Bardi, la conjointe, décide de divorcer. Mais le couple découvre que celui qui leur a annoncé cette mauvaise nouvelle s’est trompé de porte. Entre le rire et la satire, A. Maherzi esquisse les personnages de sa pièce. “En contemplant la société et en écoutant les gens, nous pouvons tirer plusieurs scénarios. Derrière les murs, il y a beaucoup à raconter”, nous a-t-il souligné. Pour Kaouther Bardi et Ikram Azzouz, c’est toujours l’histoire d’un couple qui finit mal. Kaouther la bonne épouse et Ikram l’égoïste conjoint, c’est encore une fois un conflit de mœurs. “Kaouther et Ikram répondent au profil de mes personnages. C’est un duo qui s’entend bien sur la scène”, réplique notre interlocuteur. Avec “Ah, Ah, ya Mahbouba”, la Troupe de la Ville de Tunis donne le ton pour une saison qui s’annonce fructueuse. Deux autres projets sont encore en gestation: la directrice de la T.V.T, Mme Mouna Noureddine sera de nouveau sur les planches dans la pièce qui portera la griffe de Mohsen Ben Abdallah. “Le premier amour est toujours le dernier”, disait Tahar Ben Jelloun. Imen Abderrahmani


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com