Darfour : Le Soudan assure pouvoir arrêter la sédition et rétablir la paix





Le président soudanais Omar Hassan al-Béchir a affirmé que son pays était "capable" de maîtriser les milices des djandjawids à Darfour et de saisir leurs armes, une des conditions posées par la communauté internationale pour lui épargner des sanctions. Le Quotidien-Agences Le chef de l'Etat soudanais, sous la pression de la communauté internationale qui le somme de régler la crise du Darfour avant la fin du mois sous peine de sanctions, a fait la même déclaration à deux reprises en quelques heures, d'abord à la chaîne d'information américaine CNN, puis devant les forces armées soudanaises à l'occasion de leur jubilée d'or. "Avec l'aide de Dieu, nous sommes capables de mettre fin à la sédition, de restaurer la sécurité et la paix sociale au Darfour et de préserver l'unité et la souveraineté du pays", a-t-il déclaré dans son discours à l'armée diffusé par la radio d'Etat d'Omdourman. Le gouvernement soudanais devrait proposer au cours du week-end "une liste de zones susceptibles d'être sécurisées au Darfour dans les 30 jours" pour servir de refuge aux populations déplacées, en application du plan d'action qu'il a négocié avec l'Onu, a indiqué un porte-parole de l'Onu, Farhan Haq. C'est une des 12 mesures proposées par le ministre soudanais des Affaires étrangères, Moustafa Osmane Ismaïl, au représentant de l'Onu au Soudan, Jan Pronk, pour mettre en application le plan convenu le 2 août entre les deux parties. Ce plan prévoit l'établissement de zones sécurisées au Darfour, la cessation dans ces zones des activités des forces gouvernementales, des rebelles et des milices et l'agrément d'une commission de contrôle du cessez-le-feu de l'Union africaine (UA). * Changement de priorité Dans une apparente modification des priorités établies par le Conseil de sécurité de l'Onu, le chargé d'affaires américain à Khartoum Gerard Galluci a affirmé que la première exigence n'est pas le désarmement des djandjawids. Ces déclarations du représentant des Etats-Unis lui sont attribuées par le quotidien soudanais Al Sahafa, qui a diffusé en pré-publication quelques extraits seulement de l'entretien réalisé avec Galluci. Dans son entretien à CNN, le président Béchir a joué sur les différentes acceptions du mot djandjawid. Les autorités réservent cette appellation aux seuls criminels et hors la loi, qui sont "en train d'être pourchassés, arrêtés et présentés aux tribunaux", dit Béchir. Galluci a aussi démenti que les Etats-Unis préparaient une intervention militaire au Soudan pour s'approprier son pétrole et son or et appelé Khartoum à accepter le plan de l'Union Africaine (UA) de déploiement d'une force de maintien de la paix au Darfour. Le président Béchir a réaffirmé à CNN qu'il était opposé au déploiement d'une force africaine de maintien de la paix au Darfour en soulignant que "la présence de troupes étrangères ne fera que compliquer le problème". L'UA va installer un contingent de 300 hommes chargé de protéger les observateurs du cessez-le-feu entre rebelles et gouvernement central conclu le 8 avril à N'djamena. Le premier groupe, 150 soldats Rwandais, est arrivé hier sur le terrain. Il sera suivi par 150 Nigérians, attendus à la fin du mois.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com