Festival de la Méditerranée : La photocopie et son double





L’avant-dernière soirée du Festival de la Méditerranée qui se tient actuellement à la Goulette a été marquée par la présentation de la pièce de théâtre «Photocopie». Comme attendu, cette production du Centre national des Arts Dramatiques et Scénique du Kef a attiré particulièrement l’attention du public du théâtre de la Goulette. Mais ce ne fut pas partie facile car le scénario de «Photocopie» est tellement tarabiscoté qu’il demande une réelle concentration pour être saisi et décrypté. Au début de cette pièce, une jeune fille violée par son beau-père, devient alcoolique et se prostitue. Dépendante de plus en plus de l’alcool, marginalisée, celle se retrouve clocharde dans un abri de bus, en train de refouler au plus profond d’elle-même sa vie antérieure. Elle se retrouve un beau jour aux côtés d’un homme qui lui sert de catalyseur, de révélateur. Le passé revient encore une fois sur scène. Les deux personnes se plongent dans l’anonymat, se rassemblent, s’assemblent et s’attirent, se cherchent et se déroutent avec parfois des moments d’absence et parfois des moments de présence. La mise en scène de «Photocopie» était signée Lassaâd Ben Abdellah, avec la collaboration d’Abderrazak Msehli les deux jeunes acteurs Wafa Taboubi et Moëz Hamza ont interprété les deux rôles de la pièce d’une façon remarquable. «On doit être exigeant vis à vis du public, raison pour laquelle nous entreprenons à chaque instant des changements et dont l’objectif est seulement d’améliorer la qualité», a déclaré Moëz Hamza à la fin de la représentation. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com