Réussite universitaire en Tunisie : Les raisons d’une supériorité… féminine





Les étudiantes ont enregistré cette années un taux de réussite très élevé frôlant dans certaines universités le 65%. M. Imed Regaïeg psychothérapeute et psychiatre explique ce phénomène, dû entre autres aux activités «parasites» de la gent masculine engendrant un manque de concentration sur les études. Tunis — Le Quotidien La gent féminine a enregistré cette année à l’université un taux de réussite frappant. Dans certains établissements, le taux a dépassé les 65%. Il s’agit d’un phénomène évident qui suscite à juste-titre des interrogations sur les raisons de ces performances féminines à l’échelle universitaire. Sur le plan démographique, la disparité entre les deux sexes n’est pas notable. Selon les chiffres officiels de l’Institut national des statistiques, la population masculine se présente depuis les dix dernières années en pourcentage stable oscillant entre 50,3 et 50,6%. Il apparaît clairement que le nombre d’hommes et de femmes en Tunisie n’enregistre pas une différence sensible. Les statistiques consacrent ainsi le principe de l’égalité entre les deux sexes. La femme représente aujourd’hui 53,9% des étudiants, 50% des universitaires, 63% des pharmaciens, 35% des médecins. En toute logique le pourcentage de réussite de la gent féminine devrait être au prorata de sa présence au sein des établissements éducationnels. Comment expliquer ce décalage manifeste ? M. Imed Regaïeg, psychiatre et psychothérapeute, explique ce phénomène en se basant sur la mauvaise gestion du temps horaire des hommes en comparaison à celle du sexe opposé. Il dit : «On ne peut pas parler de supériorité intellectuelle de l’homme par rapport à la femme et vice-versa. L’intelligence est universelle. Mais, à mon avis, le taux de réussite frappant des étudiantes s’explique en partie par leur bonne gestion de leur temps en comparaison avec les étudiants. En effet les hommes sont absorbés par des activités «parasites» et par les divers loisirs, (Internet, play stations, chicha, jeux de cartes etc...). Ainsi leur concentration sur les devoirs scolaires est largement diminuée. La femme est par contre plus sereine, plus calme et plus organisée, ce qui explique ses performances sur le plan scolaire et universitaire». Le psychiatre attire toutefois l’attention sur ce phénomène et incite les parents notamment à aider leurs enfants, dès le jeune âge à mieux gérer leur temps. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com