Garou à Carthage : Songe d’une nuit d’été





Tour à tour bluesman, rocker, chanteur de charme, romantique et séduisant, Garou a offert avant-hier au public l’une des plus belles soirées du Festival de Carthage 2004. Garou n’en croyait pas ses yeux. C’était pourtant vrai. Les gradins du théâtre romain de Carthage étaient archipleins mardi soir, à l’occasion de son premier gala en terre arabe. Plus de dix mille spectateurs en majorité des jeunes (surtout des filles) étaient venus lui faire une ovation exceptionnelle, sincère et chaleureuse. «Je remercie ceux qui m’ont donné la chance d’être ici ce soir», dit-il, avant de descendre et de serrer fort dans ses bras son Excellence, Wilfrid Guy Licari, l’ambassadeur du Canada en Tunisie sous le regard satisfait du ministre de la Culture, M. Abdelbaki Hermassi. A un moment, le chanteur québécois s’est mis à genoux en signe de gratitude pour un public qui le portait à bout de bras et qui reprenait en chœur chacun de ses refrains. La soirée était mise, il est vrai, sous le signe de l’amour : l’amour du chanteur pour son art et l’amour du public pour sa star. «C’est une soirée fabuleuse, c’est super!», lance encore Garou, avant d’interpréter sa chanson fétiche «Belle» qui l’a propulsé au firmament du show-biz. Sa voix délicieusement éraillée, qui rappelle celle de ses maîtres Louis Amstrong et Joe Cocker, son physique de mannequin, ses yeux d’un bleu céleste, ses sourires ensorcelants, sa joie communicative : Garou a tout pour séduire. Sa simplicité, sa modestie, sa spontanéité sont aussi ses atouts. En dansant, en allant à la rencontre de ses fans pour les toucher, les embraser et partager avec eux l’ivresse du rythme et des mélodies, cet ancien barman converti à la chanson s’impose aujourd’hui comme une valeur sûre de la scène musicale mondiale à l’instar de sa compatriote et mentor Céline Dion. Comme pour rendre hommage à ses aînés qui lui ont fait aimer son métier de chanteur, Garou a aussi interprété «La Bohême» de Charles Aznavour, «Georgia» de Ray Charles «I feel good» de Brown (au piano comme ces derniers) et «Every body needs some body» de Stevie Wonder… A chaque fois, le chanteur blond a mis un peu de son cœur, de son âme et de sa sensibilité au grand bonheur de son public qui était débout presque toute la soirée qui a largement dépassé les cent cinq minutes prévues. Garou se rappellera sans doute de son escapade en terre africaine. Il n’oubliera pas de sitôt sa «fabuleuse soirée» carthaginoise. Le public non plus. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com