Consommation : Chronique d’un père de famille





Par ces temps caniculaires, où les Jeux Olympiques battent leur plein et accaparent l’attention de tout le monde, on serait tenté de tout laisser tomber pour rester dans l’ombre et, pourquoi pas, siroter une boisson fraîche en attendant le rafraîchissement de l’air. Sinon on pourrait aussi être tenté par une petite balade en banlieue Nord ou en banlieue Sud, peu importe, l’essentiel étant d’en finir avec cette chaleur de plomb... ou fuir, alors que les charges familiales et les besoins sans cesse croissants hantent notre esprit submergé par des dépenses de tout genre. Faire le marché par ces temps devient un calvaire pour tout père de famille. Ainsi me suis-je dirigé vers un marché de la place avec la ferme intention de faire quelques achats pour ma famille. Et, en bon citoyen, j’ai commencé par observer l’étiquetage et la qualité des produits étalés que les commerçants essayaient de décorer chacun à sa manière, ajoutant une touche «esthétique» à la chose agro-alimentaire. Finalement, toute la question est là, car plus l’étalage est beau à voir, moins bonne me semble la qualité réelle du produit. Ainsi certains commerçants nous tendent avec ruse ces pièces du «beau» pour nous faire acheter tout ce qui est superflu. Mais la déception ne s’est pas arrêtée en si bon chemin puisque grande fut ma surprise lorsque j’avais commandé deux kilos de pêches. Au moment d’être servi, j’ai constaté que le contenu réel du paquet n’était pas l’équivalent de quatre livres... et j’ai découvert, après, que les petits poids du commerçant avaient brillé par leur absence. Heurté par ces manœuvres commerciales à répétition, j’ai tout laissé tomber pour rentrer bredouille d’un calvaire qui fait chaque jour une multitude de victimes à l’intérieur de nos marchés. Mohamed-Ali FERCHICHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com