Désavoué par le Likoud : Sharon persiste sur Gaza





Al-Qods occupée-AFP Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a proclamé hier sa détermination à mettre en œuvre son plan de retrait de la bande de Gaza à la fin 2005, en dépit de sa défaite cuisante essuyée la veille devant la convention du Likoud, son parti. Cette instance a infligé avant-hier soir un désaveu à Sharon en votant contre l'entrée dans le gouvernement de l'opposition travailliste. Les "durs" de la droite qui ont mené l'offensive veulent ainsi faire capoter le retrait de la Bande de Gaza et l'évacuation des 8.000 colons israéliens vivant dans cette région. Sans l'appoint des travaillistes, Sharon ne dispose pas d'une majorité au parlement pour appliquer son plan depuis que l'extrême-droite a fait défection en juin. Malgré ce que les médias qualifient "d'humiliation", des proches de Sharon ont assuré qu'il comptait maintenir son plan de retrait de la Bande de Gaza dont l'application est censée intervenir en septembre 2005. Selon le député Roni Baron, un partisan du Premier ministre, Sharon "ne peut gouverner contre le parti, il doit tenir compte du vote de la convention et discuter avec les partis ultra-orthodoxes tels que le Shass". Mais le rabbin Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du Shass (11 députés) est opposé au retrait de la Bande de Gaza. "Il se peut que le Premier ministre se trouve dans une impasse et que des élections anticipées soient inévitables", a ajouté Baron. "Si toutes les tentatives pour constituer une majorité échouent, il n'y aura plus que l'option des élections anticipées", a également admis le responsable à la présidence du conseil. La législature actuelle doit normalement s'achever en novembre 2006. Après le vote d’avant-hier, de plus en plus de responsables travaillistes estiment qu'il faut renoncer à toute discussion avec le Likoud. La députée Dalia Yitzik, qui a pris part aux négociations ces dernières semaines, a appelé à la radio à des élections anticipées. Sur le front judiciaire, Sharon a en revanche un motif de satisfaction avec la décision de la Cour suprême de confirmer la clôture d'un dossier dans une affaire de corruption l'impliquant lui et son fils, Gilad, également député du Likoud, a-t-on appris de source judiciaire.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com