Connaître l’Islam : Liberté et foi





Libre arbitre ou prédestination? La question s’est posée pour toutes les religions et aussi pour les différentes philosophies. L’Islam apporte la réponse. Ce dilemme éternel ne sera jamais résolu à la satisfaction de la logique, car, si l’homme avait le libre arbitre de tous ses actes, la toute-puissance divine en serait lésée; par contre, si Dieu prédéterminait, pourquoi l’homme serait-il responsable de ses actes? Le prophète a très hautement recommandé à ses disciples de ne pas s’occuper des discussions sur ce sujet, «qui a égaré vos devanciers», (d’autres religions); et il a séparé les deux questions : de la toute-puissance divine et de la responsabilité humaine. L’amour n’a pas de logique, et le Musulman qui aime son Créateur se refuse à penser que Dieu ait des attributs défectueux. Dieu est non seulement puissant et sage, mais aussi juste et miséricordieux au plus haut degré. Séparant les affaires célestes, qui sont les attributs de Dieu, des questions humaines temporelles, l’Islam insiste auprès de ses fidèles sur la nécessité d’agir; et comme la volonté divine restera un secret pour l’homme, c’est le devoir de l’homme de ne point désespérer de ses premières faillites, et il faut agir et réagir, jusqu’à ce que le but soit réalisé ou devenu impossible. Ce n’est qu’à ce moment -au moment où tout a été fait pour réussir- qu’intervient la notion islamique de la prédestination, si bien faite pour apaiser l’homme et pour le consoler : c’était la volonté de Dieu! Et le succès ou la faillite d’ici-bas n’a pas d’importance pour le salut éternel, où Dieu juge selon l’intention et l’effort, et non pas selon les réalisations et les réussites. Responsabilité et prédétermination Selon le Coran (53 : 36-42) (entre autres passages) c’est là la vérité que Dieu a toujours fait connaître aux prophètes successifs «Ne lui a-t-on pas donné nouvelle de ce qu’il y avait dans les feuilles de Moïse et d’Abraham l’homme de devoir? Que nul porteur, en vérité, ne porte le port d’autrui et qu’en vérité, l’homme n’a rien, que ce à quoi il s’efforce et que son effort, en vérité, on va le lui faire voir bientôt -ensuite on lui paiera pleine paie- et que le terme, en vérité, est vers ton Seigneur…». Il va de soi que si l’homme ne veut pas se considérer comme responsable de ses crimes et de ses péchés, vis-à-vis de la Toute-Puissance divine, il ne faut pas réclamer non plus de récompense pour son comportement charitable. Bref, comme l’Islam sépare complètement les deux questions, il ne lui est pas difficile de reconnaître à la fois les besoins de l’homme (effort, sens de la responsabilité) et les droits de Dieu avec tous ses attributs, y compris la puissance de prédétermination.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com